Actualités, Histoire , économie, France-Estonie14 September, 2009 3:19 pm

balti tee

Cette semaine il y avait le vernissage d’une exposition consacrée à la Voie Balte (Balti Tee) cette immense chaine humaine qui a relié Tallinn à Vilnius le 23 Août 1989. Pour fêter les 20 ans de cet évènement phare de la lutte (non-violente) pour l’indépendance des trois pays Baltes, cette exposition montre des photos ainsi qu’un film de l’époque expliquant l’organisation et le rôle qu’a pu jouer la radio pour créer cette chaine humaine de 600km.

Si cette exposition vous intéresse, voici l’adresse de la galerie où se déroule cette exposition, du 14 Septembre au 2 Octobre 2009

31, rue du Pont Neuf, 75001 Paris
Ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h

Pour plus d’informations : Tél : 01 42 21 06 93 / www.lepontneuf.asso.fr

Le SVE, Actualités18 August, 2009 2:25 pm

Le lendemain de notre passage sur RTL, nous avons également été interviewé par une personne du site internet “les Euronautes”, un site aidant a faire connaitre les différent programmes de mobilité, et centraliser les informations sur les différentes initiatives “des jeunes qui bougent en Europe”. C’est un site relativement nouveau, commandé par la commission européenne et qui a le mérite d’avoir une équipe dynamique derrière, avec de bonnes idées.

A part deux immenses portraits de nous sur la page d’accueil, qui ne nous mettent en valeur que moyennement, la synthèse de l’interview d’une heure, que nous avons faite à l’ambassade d’Estonie (qui ont très gentiment accepté de nous accueillir pour l’occasion) est vraiment bien faite c’est pourquoi, nous vous en proposons une copie ici sur notre blog. N’hésitez pas cependant à aller voir leur site qui est très complet.

Euronautes

Amélie et Jonathan, SVE en Estonie
(13/08/2009)

Amélie et Jonathan ont effectué un Service Volontaire européen (SVE) en Estonie, dans la réserve archéologique de Rebala. Séduits par ce programme européen trop peu connu et désormais amoureux du pays, ils nous font aujourd’hui partager leur expérience…

Au départ, l’idée vient d’une amie d’Amélie, qui lui vante les mérites du Service volontaire européen qu’elle vient d’effectuer en Slovaquie. L’idée mûrit, et notre couple se retrouve à Rebala pour une période de 8 mois, à 30 km de Tallinn (la capitale de l’Estonie), dans un petit village de 200 habitants… “la meilleure façon de découvrir l’Estonie”, selon Amélie, qui a particulièrement apprécié “le contact avec les habitants au milieu de la campagne estonienne”. L’Estonie, pays qu’ils ne connaissaient absolument pas avant de partir et qu’ils avaient choisi, leur est devenu “très cher”.

Voir la vidéo (2′19) :

Comme volontaires, Amélie et Jonathan, âgés de 22 et 23 ans, se sont ainsi occupés du musée archéologique de Rebala (dont ils ont “doublé l’effectif”!) et ont participé à des fouilles pour trouver, à défaut d’objets de l’âge de bronze, des poteries vikings

Un programme “ouvert à tous les jeunes”

Comme l’explique Amélie, le SVE est ouvert à tous les “jeunes” de 18 à 30 ans. Aucune compétence ou diplôme particulier ne sont exigés, ni même dans les langues. Amélie a été obligée d’apprendre l’Anglais sur place, elle qui ne le parlait pas. Quant à l’Estonien, c’est dans les situations “d’urgence” qu’on l’apprend le mieux !

Voir la vidéo (2′22) :

Selon Amélie, les démarches sont finalement assez rapides, même si le plus dur est d’attendre les réponses positives : au moins 3 mois se sont écoulés avant qu’enfin l’une de leurs 40 candidatures soit acceptée !

Il faut donc tout d’abord “trouver une agence d’envoi dans sa région française d’origine”, qui aide à faire les démarches et à remplir les papiers administratifs. Deuxième étape : chercher un projet dans l’ “énorme” base de données, et…postuler. Les domaines sont très larges : cela va de l’aide aux jeunes en difficulté à la sauvegarde du patrimoine, en passant par l’environnement ou la santé… Puis, envoyer sa lettre de motivation (en anglais ou, encore mieux, dans la langue du pays). Une fois la réponse positive reçue, quelques dossiers administratifs à remplir (entre l’organisation de départ et l’organisation d’accueil), et le volontariat est lancé !

“Une expérience à vivre”

Pour Jonathan, le SVE c’est un programme vraiment à part, une expérience vraiment à vivre, avec un début et une fin. Au contraire d’un programme comme Erasmus par exemple, le volontariat, c’est de l’ “éducation non formelle”. On apprend et on développe alors beaucoup de choses, “dans les contacts humains mais aussi dans les techniques qu’on va apprendre (même si “construire un mur de pierre” ne sert pas forcément tous les jours). Jonathan y a surtout appris à “avoir confiance en soi”, “travailler en équipe”, ce qui permet au final d’être “plus solide”.

Voir la vidéo (3′13) :

Plus encore, le SVE peut forger un citoyen européen (”on ne nait pas citoyen européen !”, rappelle Jonathan). “On s’est rendu compte que, par la suite, on pouvait tous continuer à développer des projets à petite échelle, sans organisation derrière, et devenir des citoyens actifs. Ca ne tient qu’à nous, et on n’y pense pas forcément avant de partir”.

Malheureusement pour Amélie et Jonathan, on ne peut faire qu’un SVE… mais rien n’empêche ensuite, comme ils l’ont fait, de retourner travailler dans l’organisation ou le pays d’accueil. Sans aucun doute, Jonathan “le referait”, et conseille à tous ses amis de le faire.

Et financièrement ? En théorie, le SVE ne coûte pas “un centime” au volontaire, nourri logé blanchi, et qui perçoit même un peu d’argent de poche. Après, il serait dommage de ne pas en profiter pour voyager et découvrir le pays… et nos deux volontaires ne s’en sont pas privés !

Voir la vidéo
(3′39) :


Le SVE, ce n’est pas Erasmus

Pour Amélie, forcément, le SVE représente une coupure dans les études. De leur côté, ça a plutôt été “une passerelle” entre leurs études et la vie active. Mais attention, ce n’est pas un travail, il s’agit bien de volontariat… et paradoxalement, on peut avoir du coup envie de s’y investir beaucoup plus ! Amélie confirme alors que le volontariat, “ça n’a rien à voir avec les études, c’est pour soi, on apprend au contact des gens, des choses qu’on n’apprendrait pas ailleurs”. Dans tous les cas, ce n’est certainement pas une perte de temps…

voir vidéo (0:56 qui n’est pas sur leur site celle-ci)

A la différence du voyage touristique, continue Amélie, le SVE permet de vraiment rencontrer les gens, de prendre le temps de voir toutes les saisons, d’apprécier chaque moment, de découvrir la nourriture, les traditions… Le SVE, c’est aussi très différent d’Erasmus : éavec Erasmus, on reste plus ou moins toujours en contact avec des Français ou des étrangers, sans entrer en contact avec la population locale”. Avec un SVE, rien de tel, on n’est obligé de rencontrer la population et de dialoguer avec elle, surtout lorsqu’on est perdu en pleine campagne (d’autres SVE à Tallinn n’ont pas toujours vécu la même chose).

Quant à la langue, on peut très bien se débrouiller en Anglais, d’autant que l’Estonien est une langue “compliquée, avec 14 déclinaisons”. Mais quand on connaît un peu la culture et l’histoire estonienne, on comprend mieux l’importance d’apprendre la langue, pilier de la culture estonienne. Dès lors, les portes s’ouvrent plus facilement, les amis se font plus nombreux… Même si Amélie et Jonathan ne parlent toujours pas “parfaitement” l’Estonien, savoir se faire comprendre dans la langue du pays “reste d’une grande utilité”, surtout pour une personne qui reste longtemps.

D’ailleurs, si tous les volontaires partent pour des raisons différentes, améliorer la langue reste une motivation fréquente. Alors, pourquoi ne pas plutôt se rabattre sur l’Angleterre, l’Allemagne, l’Espagne ou l’Italie ? D’après Jonathan, il y a déjà le fait que “ces projets sont parfois plus difficiles à trouver”. De plus, ces pays contrastent moins avec la France, donc “pourquoi pas partir à l’opposé (géographique, mais aussi culturel et linguistique) de ce qu’on connaît ?”. Quant à l’Anglais, Jonathan et Amélie l’ont également appris en Estonie (notamment parce que les cours étaient donnés de l’anglais à l’estonien) : on développe des facultés impressionnantes “lorsqu’il s’agit de la survie !”, contrairement peut-être à l’Angleterre où l’on rencontre beaucoup plus souvent des Français.

Quelques Bons plans pour finir…

Pour aller en Estonie, pays que peu de gens (notamment Français) connaissent, Amélie conseille bien sûr d’y rester plus de 3 heures, comme le font ceux qui pratiquent le tourisme de croisière, très développé dans les pays baltes. D’autres passent 3 jours dans chacun des pays baltes, ce qui selon Amélie ne permet pas de “voir les différences” entre les trois… Au contraire, on doit aller dans ce pays “authentique”, où les gens sont “humains” et “généreux”, non pas pour le soleil (!), mais pour découvrir la nature et respirer, se balader des heures sur l’une des 1500 îles du pays sans voir personne, et peut-être croiser des élans ou des ours… Au niveau culturel également, l’Estonie vaut le coup : le festival de chant “Laulupidu” rassemble tous les étés 30 000 Estoniens. En Estonie, termine Amélie, “les traditions sont vivantes, et pas enfermées dans des musées comme en France”.

Le SVE, Actualités, France-Estonie10 August, 2009 6:23 pm

RTL destination ailleurs Estonie

Lundi 10 Août 2009, 14h, Amélie est passée sur RTL dans l’émission de Sébastien Folin (qui présente la météo) et de Jean-Sébastien Petitdemange (rédacteur au Guide du Routard). Le concept de l’émission est de faire une présentation de chaque pays en mettant en valeur ses attraits touristiques, puis de donner la parole à des français ayant vécu là-bas.

C’était l’occasion pour nous de faire découvrir ou du moins donner envie à un plus large public d’en apprendre plus sur l’Estonie “ce petit pays méconnu” comme le décrit l’émission. A travers divers sujets, comme la gastronomie, les paysages, l’accueil des habitants, la langue et ses traditions, nous avons, (malgré le temps réduit), essayé de promouvoir l’Estonie aussi bien que nous le pouvions. Cela nous a également permis d’évoquer le Service Volontaire Européen, en espérant que parmi les auditeurs d’RTL, certains voudront en savoir plus et se renseigneront plus en détails par la suite…

On espère que vous avez pu suivre l’émission, autrement, vous pouvez la (ré)écouter en cliquant ici !

France-Estonie26 July, 2009 4:26 pm

stand sur l Estonie

Le 18 juillet 2009 avait lieu la première édition de la fête de l’Europe au Bourget du Lac, avec comme invité d’honneur l’Irlande. Un petit marché des différents pays européens avait également été organisé, et comme ma mère est conseillère municipale, j’ai décidé de monter un stand sur l’Estonie à cette occasion.

J’avais récupéré pas mal de petites choses que j’avais déjà, ici et là, fait développer des photos, ramené des spécialités d’Estonie (pain noir frotté à l’ail, saucisse d’élan fumée, chocolats Kalev, et amandes grillées) dans mes bagages. Tout était prêt !

Nous avons monté le stand le matin du 18 juillet 2009, le temps était assez maussade, et donc très peu de monde s’était déplacé pour l’ouverture de la fête. Mais l’après-midi le ciel s’est éclairci, j’ai agité mon drapeau bleu, noir, blanc et mon stand s’est rempli peu à peu.

Comme mes parents habitent dans un petit village, beaucoup de personnes me connaissent, mais certains ne m’ont pas reconnu du premier coup, vêtue de mes habits traditionnels en lin.

La plupart des gens ne savent rien de ce petit pays, il faut donc d’abord le situer sur une carte de l’Europe. Mais après tout, c’est plutôt une chance, car ils n’ont pas (ou pas beaucoup) d’a priori, et ils ne peuvent que découvrir de nouvelles choses. C’est original, différent de tout ce qu’ils connaissent, et au final ça leur plaît.

Ce stand a eu un véritable succès, mes brochures touristiques sont parties comme des petits pains, et si ma petite promotion a bien fonctionné, la fréquentation touristique française en Estonie devrait connaître une certaine augmentation ;-) Certains étaient vraiment surpris de me voir parler pendant des heures de ce pays, “il faut vraiment être passionnée” m’a t-on dit. Et je crois que c’est aussi, parce qu’ils ont été vraiment intrigués par mon amour pour ce pays, qu’ils se sont dit “il doit forcément s’y cacher des choses intéressantes pour qu’une française y trouve tant d’intérêt”.

Les photographies que nous avions pris sur place, en particulier celles de Jonathan, ont donné une touche personnelle à ce stand, beaucoup ont dit qu’elles étaient très réussies et qu’elles donnaient vraiment envie d’aller y faire un tour.

J’étais particulièrement touchée, d’entendre des “Tere” (bonjour en estonien) dans les rues de mon village, de regarder défiler les enfants brandissant avec fierté les petits drapeaux estoniens que je leur avais offert, de voir les gens se retourner en murmurant “regarde voilà l’estonienne”. Merci donc à tous d’être venus faire un tour sur mon stand et à bientôt en Estonie !

Sinon, voici ci-dessous un petit extrait audio d’une émission de RFI (Radio France Internationale) en anglais, à l’occasion de la journée de l’Europe le 9 Mai 2009, où j’avais été interviewé pour parler du SVE :



ameliejonathan
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Festivals12 July, 2009 4:30 pm

nous en tenue traditionnelle estonienne

Mais revenons à l’événement qui a véritablement marqué notre séjour estonien : le grand festival de chant, le Laulupidu, qui a rassemblé cette année quasiment 30 000 chanteurs, et environ 75 000 spectateurs pour le samedi !

Et grand privilège, nous avions été invités par nos amis estoniens à faire cette fois partie des chanteurs. Nous avons donc pris notre rôle très à coeur, révisant les différents chants sur internet depuis la France, puis participant aux différentes répétitions générales une fois sur place. Nous avons revêtus les plus beaux habits traditionnels que nous ayons pu trouver et nous voilà partis pour une parade festive qui a duré environ quatre heures reliant le centre ville au stade de chant (Lauluväljak) . Nous étions aux anges aux côtés des membres d’une petite chorale menée par notre amie Silja, acclamés par la foule, qui se tenait tellement proche du défilé, que les chanteurs et les danseurs avaient du mal à se frayer un passage et à avancer. Des costumes, des couleurs, des trompettes, la fête bat son plein.

Malgré le temps maussade du samedi, l’ambiance était déjà au rendez-vous, et tout le monde était là pour chanter coûte que coûte. Le stade se vidait progressivement de ses spectateurs, qu’importe, les chanteurs des différentes chorales sélectionnées pour l’occasion (la sélection est très stricte, et seulement les meilleures chorales seront choisies pour participer à l’événement), ne perdait aucunement le moral et continuait de chanter avec encore davantage d’émotion. Les estoniens, rentrés chez eux à cause de la pluie, continuaient de suivre l’événement derrière leur poste de télévision, chez eux, ou dans les bars en ville.

Le dimanche, le soleil était de retour, et l’atmosphère était encore plus festive que la veille. Le stade était plein à craquer ! L’émotion était à son comble, surtout lorsque l’on se trouve du côté des chanteurs. C’est quasiment indescriptible. Tout le monde est présent, du plus jeune au plus âgé, la plupart connaissent les chants par coeur, et entonnent avec conviction, pendant plusieurs heures d’affilée, ces paroles de liberté et d’amour pour la patrie qui ont tellement de sens pour eux. La petite vieille à côté de moi, a probablement bien plus de 70 ans, elle a tous les badges des festivals de chants des années précédentes, probablement a-t-elle vécu des moments encore plus forts que celui-là au moment de la Révolution Chantante ; elle ne montre aucun signe de fatigue de rester là debout, elle chante et elle chante encore à plein poumons.

La foule en délire crie “Eesti, Eesti” (Estonie, Estonie) ! On fait la ola chez les chanteurs jusque dans le public. Spectateurs et choristes sont en osmose, ils se répondent, ils s’applaudissent mutuellement. On entend à peine les cris de certaines âmes sensibles essayant d’appeler un médecin, parce qu’ils ont fait un malaise dans le stade. Les drapeaux bleus-blancs-noirs sont agités tout au long de la journée. Plus les chants s’enchaînent, plus les chanteurs et le public demandent à ce qu’ils soient répétés encore et encore. Le chef d’orchestre revient alors sur scène acclamé par plusieurs milliers de personnes.

Et lorsque la flamme marquant la fin du Laulupidu 2009 s’éteint, tout le monde continue à chanter encore et encore, des chants qu’ils n’ont pas eu l’occasion de chanter cette fois-ci, des chants des années précédentes, des chants mélancoliques, des chants joyeux. Et tous rentrent tranquillement, dans le plus grand calme, chez eux, des images et des mélodies plein la tête, et avec une seule envie : se préparer pour le prochain festival. Tout simplement magique !


L'Estonie 3:20 pm

poupees estoniennes

C’était prévu de longue date, nous l’avions promis à nos amis estoniens, et nous l’attendions avec impatience. Nous étions de retour en Estonie, début juillet, pour quelques jours au moment du Laulupidu 2009, un très bon prétexte à ce nouveau séjour dans notre pays d’adoption.

Cette fois encore, nous avons été accueillis comme des rois, et nous avons retrouvé l’Estonie quasiment comme si nous venions de l’avoir quittée. Certes quelques petites choses ont changé, la crise économique est passée par là, mais quel bonheur de pouvoir apprécier de nouveau la nature, le calme et la simplicité qui sont les plus belles richesses de ce petit pays. Un vrai bol d’air après ces quelques mois de vie parisienne.

Nous n’avons pas arrêté, profitant de chaque minute auprès de nos amis estoniens et des anciens volontaires (pour certains restés sur place et d’autres de retour à l’occasion du festival). Ces quelques jours sont passé très vite (heureusement que les journées en Estonie sont plus longues!), et ils ont été riches en retrouvailles, en émotions et en découvertes.

Un grand merci à tout le monde pour votre accueil chaleureux, et à très bientôt !

France-Estonie18 April, 2009 8:24 pm


Depuis notre installation à Paris, nous avions envie d’aller faire un tour à l’ambassade d’Estonie en France. Jeudi dernier nous en avons eu l’occasion, un concert étant organisé sur place ce soir là. Jaak Sooäär et Tuule Kann, après leur passage à Lille, dans le cadre d’Europe XXL et du Midi-Midi Pays-Baltes faisaient en effet une halte dans la capitale française avant de repartir vers l’Estonie.

Nous nous sommes donc rendus rue de la Baume, dans le 8ème arrondissement de Paris où se trouve l’ambassade estonienne. Accueillis plus que chaleureusement par l’ambassadeur, et tous les gens présents sur place, estoniens ou français, nous nous sommes tout de suite sentis “comme à la maison”.

L’ambiance du concert était intime, une trentaine de personnes présentes, ce qui nous a permis d’écouter dans les meilleures conditions cette musique traditionnelle estonienne. L’originalité de ce groupe réside dans l’alliance de la kannel (sorte de cithare et l’un des instruments emblématiques de la musique folklorique en Estonie) et de la guitare électrique.

Tout au long de la soirée, nous avons pu entendre avec joie des regilaulud, ces chants quasi-monocordes et aux paroles interminables qui se répètent à l’infini, et même comprendre quelques paroles. Nous avons aussi été agréablement surpris de découvrir une chanson populaire, originaire de notre cher village de Joelähtme, qui est une chanson que l’on chante traditionnelle sur la balançoire et qui porte le nom de “Kolm Järve” “les trois lacs”. (c’est la dernière chanson de la vidéo).

À la fin du concert, nous avons même chanté des chants Setus et du sud de l’Estonie, et dansé tous ensemble en compagnie des musiciens.

Cette soirée nous a donc permis de nous replonger dans une atmosphère estonienne, grâce à cette simplicité et cette authenticité qui nous manquait beaucoup. Nous avons retrouvé l’humour estonien à travers les commentaires des chanteurs, nous avons pu de nouveau entendre et reparler un peu dans cette langue… Bref, nous sommes conquis et nous reviendrons sûrement prochainement à ces réceptions sympathiques organisées à l’ambassade.

Festivals, Actualités, France-Estonie27 March, 2009 1:19 pm

banner lille 3000

Après avoir été élue capitale européenne de la culture en 2004, la ville de Lille continue sur sa lancée et propose des festivités jusqu’au 12 juillet 2009 sur le thème de l’Europe XXL (une Europe au sens large du terme englobant tout le continent, de Berlin jusqu’au Kazakhstan en passant par les Pays Baltes et la Turquie). C’est donc reparti pour quatre mois de manifestations culturelles en tous genres : installations de rue, expositions, concerts, spectacles de danse, pièces de théâtre, films, débats, etc…


Samedi 14 mars c’était la parade d’ouverture et nous y étions ! À cette occasion, un projet baptisé “Mille voix” proposait aux habitants de la métropole lilloise, de donner de la voix à travers des chants originaires de différents pays européens. Nous avons donc assisté avec grand intérêt à la prestation de la chorale Adventi sur les chants traditionnels estoniens du compositeur Veljo TORMIS. C’était très réussi, la salle était comble et la musique estonienne sonnait particulièrement bien dans cet endroit clos. Nous avons apprécié chez les choristes l’effort de prononciation de la langue et d’adaptation aux rythmes et aux sonorités qui sont effectivement très différentes de la chanson populaire française.

Nous sommes ravis qu’un tel événement fasse la promotion de pays européens encore méconnus tels que l’Estonie en France. Nous attendons donc à présent avec impatience le Midi-Midi sur le thème des Pays Baltes qui aura lieu du 10 au 12 avril prochains, toujours à Lille bien entendu… À vos agendas !

France-Estonie6 January, 2009 8:56 pm

Re-Use a la fete des lumieres de Lyon

En ce début d’année 2009, nous tenions d’abord à vous souhaiter une très belle et heureuse nouvelle année. ” Head uut aastat “ comme disent les estoniens ! Et notre première bonne résolution est de mettre à jour ce blog et de vous donner quelques nouvelles en relation avec l’Estonie bien sûr !

En effet, le temps passe mais nous tenions à vous raconter cette petite anecdote sympathique qui nous est arrivée début décembre dernier, alors que nous étions de passage à Lyon pour assister à la fête des Lumières. Et là, à notre plus grande surprise, dans le programme nous avons découvert une création d’artistes estoniens : Re-Use : une performance-installation pour ce projet inscrit au sein du programme d’échanges artistiques entre Lyon et Tallinn, Hansaflux 2. L’élément central de Re-Use est une surface textile. Mélodies traditionnelles et voix des chanteurs sont mixées et leurs mouvements, captés par caméra infrarouge puis projetés sur le tissu. Les artistes portent des costumes revisités par la créatrice Reet Aus. Par le biais de la vidéo, qui saisit les jeux d’ombre et de lumière, une carte vivante des déplacements est tracée.

Ni une ni deux, nous nous y sommes précipités. Une fille et un garçon étaient là, pour présenter l’animation et en profiter pour faire découvrir quelques spécialités estoniennes aux visiteurs : du pain noir (leib) et de la vodka Viru Valge. Nostalgie quand tu nous tiens ! Nous n’avons pas résisté non plus à l’envie d’essayer de remettre en pratique notre estonien, ce qui n’a pas marché avec la jeune fille, qui nous a regardé avec des yeux ronds avant de nous avouer qu’elle était allemande et qu’elle n’était là que pour aider à la tenue du stand, mais le garçon a été ravi de papoter un peu avec nous et on n’était pas peu fiers quand il a dit à son amie allemande en anglais que nous parlions couramment estonien. Pas si couramment que ça apparemment, car on a passé ensuite une bonne partie de la soirée à essayer de comprendre ce qu’il nous avait indiqué comme autre animation à 21h et où cela se déroulerait. Malgré tout on est repartis, ravis, brandissant fièrement nos petits drapeaux bleu-noir-blanc récupérés sur le stand.


Vie quotidienne8 October, 2008 5:30 pm

parlez vous estonien?

Eh oui, c’est déjà l’heure de la fin de notre second séjour estonien. Nous sommes depuis une semaine déjà de retour en France. Avant de repartir, nous avons bien sûr tenu à remercier nos amis estoniens (la lettre que nous avons écrite ne devait pas être parfaite grammaticalement vu les sourires qu’elle a suscité), et à dire au revoir à tout le monde ici.

A Joelähtme, nous avons donné un petit concert avec notre chorale en guise de fête de départ, c’était très réussi (voir la vidéo ci-dessous), beaucoup de nos amis étaient présents, cela nous a vraiment touché. Et en compagnie des volontaires, nous avions réservé un sauna privé pour tout le monde, et fait une sorte de grande braderie dans notre appartement pour offrir tout ce qui ne rentrait pas dans nos sacs (un paquet de 20 kilos ayant déjà été envoyé par la poste).

De retour chez nous, nous retrouvons la vie à la française et nos familles, mais l’Estonie et nos amis estoniens et volontaires restent bien présents dans nos coeurs et nous manquent déjà. Nous essayerons de continuer à mettre à jour ce blog de temps à autres, de France sur des sujets en relation avec ce petit pays que nous aimons tant et qui sait peut être d’Estonie si nous y retournons pour des vacances, nous espérons bien être présents pour le prochain Laulupidu notamment.


France-Estonie 3:40 pm

intervention sur la France a Neeme

A l’occasion de la Journée des Langues Européennes, et sur l’invitation d’Inga, une enseignante et amie, nous nous sommes rendus le 25 septembre à l’école de Neeme, un tout petit établissement d’une vingtaine d’élèves, pour leur faire une présentation sur la France et la culture française. Nous nous étions préparés les semaines précédentes, organisant pour eux quelques activités et quelques jeux.

Nous sommes passés de classes en classes, et avons adapté notre animation à ce jeune public. Nous avons essayé de leur apprendre quelques uns des mots indispensables en français. La difficulté étant que les enfants étaient âgés de 7 à 11 ans et donc qu’ils ne parlaient pas tous anglais. Nous avons donc dû nous débrouiller avec notre estonien. Mais nous avons réussi à mettre en place plusieurs choses intéressantes, entre autres un atelier “Dessinez votre France” avec les plus petits, un jeu sur les couleurs avec les moyens, un exercice de compréhension d’un dessin animé de Tintin (en français) avec les plus grands.

Nous leur avions également préparé un goûter à la française avec baguette, croissants, beurre salé et champomy achetés la veille au magasin Stockmann de Tallinn. En fin de journée, nous avons fait un jeu “Ca se mange ou ça ne se mange pas en France ?” (amusant de voir ces petits estoniens horrifiés à l’idée de savoir que les petits français mangent des grenouilles, des escargots, du cheval, ou encore du pigeon !), puis nous avons terminé la journée avec quelques danses bretonnes et la chanson de “Jean Petit qui Danse” sur les différentes parties du corps apprises dans l’après-midi.

Même si ça n’a pas été de tout repos, c’était une très bonne journée, un très bon entraînement pour notre apprentissage de la langue estonienne et une bonne façon de voir de plus près le système éducatif estonien. Nous avons reçu un accueil chaleureux et nous sommes repartis ravis d’avoir pu faire partager un peu notre culture.

la France vue d Estonie

Nord de l'Estonie18 September, 2008 8:56 pm

gare paldiski

La semaine dernière, nous nous sommes rendus pour la première fois et en compagnie de Maude, à Paldiski, une ville portuaire célèbre pour avoir été une ancienne base nucléaire soviétique. Nous avions décidé de nous y rendre en train. Une fois sur place, nous avons marché en direction du centre de la ville, passant entre les baraquements plus ou moins bien restaurés. On sent que l’effort pour rendre la ville plus attractive est bien là, mais qu’il est encore trop récent.

En chemin, nous demandons notre route à un passant, Olav, qui nous raconte finalement toute son histoire. Il est comme la plupart des gens ici russophone, mais il parle également estonien, nous arrivons donc à nous comprendre par ce biais-là. Il semble en tous cas très fier de nous faire visiter sa ville, et quoi de mieux qu’un habitant pour nous renseigner sur la vie d’ici. Il nous emmène finalement jusqu’à la statue d’un sculpteur estonien Amandus Adamson, originaire du coin, puis jusqu’à la mairie. Nous lui demandons si il nous conseille la taverne que nous avons repéré à quelques pas de là ; il nous répond simplement “Pas de problème, pas de criminels là-bas”, cela sous entend il qu’il y en aurait autre part ? Mystère…

Nous nous retrouvons donc, après avoir déniché un dossier de projet financé par l’Union Européenne de réintégration durable des anciens lieux militaires à la mairie, à une des tables de la taverne, dégustant des soupes assez relevées, et écoutant les serveuses discuter en russe, essayant de nous rappeler les quelques mots que nous connaissons dans cette langue (Kakoi cauchemard !)…

Finalement, après avoir repris des forces, nous décidons dans un premier temps d’aller visiter le musée de la ville, enfin pour ainsi dire deux petites salles cachées au détour d’un couloir d’un vieil immeuble. Le responsable du musée ne parle que russe, pas un mot d’estonien, et seuls quelques panneaux sont traduits en anglais, ce qui ne nous empêchera pas de comprendre que ce lieu est totalement dédié à la gloire de l’époque soviétique. Des costumes de militaires, des statues de Pierre le Grand, des livres sur Staline ou Lénine, trônent en apparence un peu partout dans le musée, alors que les drapeaux estoniens, d’habitude flottant à l’entrée, sont ici placés au fond, derrière une vieille armoire.

vue forteresse

Avant de rentrer prendre notre train retour pour Tallinn, nous avons vagabondé à travers les terrains vagues et les vieux garages pour arriver jusqu’à la citadelle, marquée sur notre carte comme point d’intérêt touristique, mais à priori le lieu n’est pas véritablement mis en valeur pour l’instant. Une belle journée de découverte donc, sous un beau soleil, malgré le froid perçant.

Traditions et coutumes17 September, 2008 10:15 pm

Pendant le séjour de Maude, nous avons également participé à des danses traditionnelles. Nous étions en septembre, c’était donc la reprise de la saison, après la coupure habituelle de l’été, pendant laquelle la plupart des musiciens et danseurs sont pris par différents festivals un peu partout dans le pays. Nous étions donc ravis de pouvoir nous adonner à nouveau aux pas de danses estoniens avec plus ou moins de réussite ! Vous pouvez notamment assister sur la vidéo à une petite démonstration, apercevoir Maude et Jonathan, et bien rigoler si vous avez de bons yeux devant une chute mémorable !


Les îles estoniennes16 September, 2008 10:20 pm

notre ferme sur Hiiumaa

Le premier week-end de septembre, nous avons décidé d’aller visiter l’île d’Hiiumaa. C’était entre autres, l’occasion de fêter l’arrivée de Maude, une amie de France rencontrée pendant notre BTS, et de célébrer mon anniversaire.

Nous avions réservé deux nuits dans une ferme touristique au sud de l’île. Notre hôte Margit est venue nous chercher à la gare de bus, et nous avait préparé un bon sauna pour notre première soirée sur l’île. Nous avons passé une excellente nuit dans la petite maison traditionnelle au décor rétro qui nous était réservée , et malgré les centaines de moustiques qui nous tenaient compagnie dans la chambre, nous avons dormi comme des loirs.

Mystère au réveil aucune piqûre, les moustiques de l’île seraient-ils végétariens? Le petit-déjeuner maison copieux (porridge, jus de pomme et confiture de prune maison, poissons marinés, pain noir, charcuterie, et fromage), a été bien apprécié, et nous étions tellement affamés que nous avons même terminé celui de la table voisine.

Puis armés de nos manteaux contre la pluie qui ne s’arrêtait décidément pas, nous avons enfourché les vélos soviétiques (pas de vitesse et pas de frein : rétropédalage et mollets solides obligatoires !) que Margit avait mis gentiment à notre disposition. Nous avons commencé la découverte de la partie sud de l’île, par une petite halte jusqu’à la péninsule, en chemin initiation de Maude à la balançoire traditionnelle.

Nous avons poursuivi notre route, nous nous sommes arrêté au petit musée et avons pris quelques photos auprès du géant local Leiger qui aurait essayé dit la légende de relier par un pont en pierre l’île d’Hiiumaa à celle de Saaremaa où vivaient certains de ses compatriotes. C’est de là d’où vient le nom de l’île Hiiu en estonien signifiant géant.

Un petit détour par une fabrique de laine, ferme collective sous l’époque soviétique, c’est à présent une petite entreprise familiale. Une gentille dame nous y accueille chaleureusement, et nous présente les différentes machines.

Notre mission sur l’île, consistait également à rencontrer des responsables de sauna-bus que nous aimerions faire venir à Lille en avril 2009, dans le cadre de Lille 3000 sur le thème de l’Europe XXL. Mission accomplie, je crois, les personnes que nous avons rencontrées là-bas semblaient motivées par le projet.

Le lendemain, pour rentrer au port d’Heltermaa, où nous devions reprendre le bateau et rentrer ensuite sur Tallinn, nous avons pu tester l’autostop qui marche particulièrement bien sur l’île, ce qui nous a permis de faire de belles rencontres.

Pour résumer notre petit séjour qui a été quand même bien pluvieux, l’île d’Hiiumaa mérite vraiment le détour. Moins touristique et encore beaucoup plus nature que Saaremaa, il est très agréable de s’y promener et particulièrement en vélo. L’île est particulièrement bien préservée, le lieu est propice à l’observation des oiseaux. Et les différents pommiers qui longent les chemins sont parfaits pour les petits creux en route.


Actualités30 August, 2008 5:10 pm

champions

Alors que les jeux olympiques sont terminés et laissent place aux jeux paralympiques de Pekin, les champions rentrent au pays. C’est le cas aussi en Estonie et nous avons pu le vivre en direct, dans la vieille ville de tallinn, où ils ont été acclammé par la foule et par le président, ministre des sports et tous les gens importants qu’on ne connaissait pas. L’Estonie ne revient pas les mains vides, car elle ramène 2 médailles, 1 d’or pour le lancer du disque, avec le champion Gerd Kanter (que l’on avait déjà vu à l’aéroport l’an dernier!) et une médaille d’argent, pour Tonu Endrekson et Juri Jaanson en aviron. Cela place l’Estonie à la 46ème place (juste derrière la Lettonie) au même niveau que le Portugal ou encore la Belgique… pas mal !

En tout cas, on a apprécié d’entendre encore l’hymne national estonien et d’autres belles chansons de la révolution chantante, entonnées sur la place de l’hôtel de ville. Bravo à eux !

Festivals20 August, 2008 7:31 pm

Laulupidu de nuit

A l’occasion de la fête de l’indépendance estonienne, et des vingt ans de la révolution chantante, était organisé hier soir au stade de chant (Lauluväljak) de Tallinn, un festival de chant de nuit (öölaulupidu en estonien). Et un nombre impressionnant d’estoniens (tous les transports en commun mobilisés étaient combles) étaient rassemblés pour l’événement qui s’est déroulé toute la nuit de 21 heures à 3 heures ce matin.

Nous qui avions eu la chance d’en voir un plus grand l’année dernière, nous avons été encore particulièrement émerveillés par l’ampleur du spectacle. Des drapeaux aux couleurs bleu-noir-blanc flottaient un peu partout dans le ciel, des ballons par centaines, plus de 3000 chanteurs pour un total de 132 chorales, des chants repris par les différents choeurs et par la foule entière…

Et de surcroît la nuit, avec des jeux de lumières sous un ciel sombre, cela rajoutait vraiment quelque chose de magique à l’événement ! Même sans les avoir forcément vécus, tous semblaient ressentir encore l’émotion des tous premiers festivals de chant sous l’époque soviétique.

Première joie de la soirée, un estonien vient de gagner la médaille d’or au lancer de disque à Pékin pour les Jeux Olympiques, projeté en écran géant, le héros national est acclamé pendant de longues minutes. Puis, Jonathan, en véritable envoyé spécial, décide sur un coup de tête, de monter dans le stade “pour voir comment ça fait de là-haut”. Les responsables de la sécurité ne le remarquent pas et il se glisse donc parmi la foule de chanteurs pour assister à l’événement côté artiste ! Vous aurez donc droit à des vidéos exclusives depuis le stade de chant.

La soirée se continue plus tranquillement, au son de la ferveur populaire, Jonathan me rejoint finalement côté spectateur. Quelques drapeaux géorgiens discrets flottent au milieu des couleurs estoniennes, mine de rien, comme un symbole de liberté et un message de soutien à ceux qui souffrent encore d’une quelconque oppression russe.


Nord de l'Estonie, Les îles estoniennes17 August, 2008 4:57 pm

Les scouts de France sur l ile de Rammu

Voilà encore une raison qui nous donne l’envie de continuer d’écrire sur ce blog : les rencontres que nous faisons par ce biais sont autant différentes qu’enrichissantes. Et en voici un bel exemple…

Au cours de cette année, nous avions reçu un message de quatre Scouts français qui se rendaient en Estonie et souhaitaient avoir quelques contacts afin d’aider si possible une communauté pendant leur voyage . Nous avions tout de suite pensé à notre ami Margus, le pasteur de Jõelähtme, et nous les avions aidé à les mettre directement en relation avec lui.

Finalement, à la mi-août, ils ont débarqué là-bas et ont donné un coup de main du côté de l’église pendant quelques jours. Margus, sa femme Piia, et Silja fidèles à eux même, n’en sont pas resté là, et en plus de leur offrir l’hospitalité, nos amis les ont aidé à découvrir un peu mieux l’Estonie.

Le week-end dernier, comme nous souhaitions également les rencontrer, Silja a organisé une petite excursion pour nous 6 sur l’île de Rammu, que Jonathan avait déjà visitée rappelez vous. Nous croyions tout d’abord que nos amis estoniens allaient nous accompagner mais il s’est avéré que l’on nous a tendu les clés de l’une des rares maisons de vacances de l’île, que l’on nous a fait monter à bord d’un petit bateau de pêcheurs et que l’on nous a dit qu’on viendrait nous chercher le lendemain matin.

Nous avons donc passé la journée et la nuit sur l’île non habitée, et donc laissée rien que pour nous. Rien de tel que d’être en compagnie de Scouts sur une île déserte, même pas le temps de se demander si l’on devrait aller chercher du bois pour le sauna, ou se préoccuper des différents repas ! Nous avons passé de très bons moments tous ensemble à la découverte de cette île sauvage dont Jonathan m’avait tant parlé et qui est, il faut l’avouer, particulièrement magique.

Nous sommes, entre autres, montés tout en haut des tours d’observation toutes rouillées pour avoir une meilleure vue sur le paysage qui nous entourait, nous avons accepté volontiers l’idée d’aider à aménager un ponton pour faciliter l’accostage des bateaux, puis nous avons préparé le repas du soir et le sauna avant d’en profiter pleinement toute la soirée.

La compagnie de ces Scouts nous a ravi. Ils nous ont apporté une énergie nouvelle, de la bonne humeur, toute leur gentillesse, et cet esprit français qui nous manquait un peu ces derniers temps. Plus encore, ils nous ont fait revivre et redécouvrir l’Estonie de nos débuts. Un énorme merci à Antoine, Alexis, Jean et Cyril avec qui on a partagé une belle aventure.

Visites 4:27 pm

Guy et Solene en Estonie !

Début août, nous avons reçu, avec grand plaisir, la visite de Guy et de Solène, l’oncle et la cousine de Jonathan. Le premier soir, nous avons été les chercher à l’aéroport, puis nous les avons emmenés directement dans un petit restaurant traditionnel de la vieille ville pour un premier contact avec la gastronomie locale (pain frit frotté à l’ail, A. le Coq, cornichons, Kali et autres petites merveilles estoniennes).

Le lendemain, c’était la journée découverte de la ville, à pieds d’abord avec Amélie, puis en vélo en suivant le “Funky Bike Tour” avec Jonathan. Il a bien fallu mettre nos nouvelles compétences de guides à contribution !

Petite visite du marché Keskturg le jour suivant, avant de partir pour Haapsalu grâce à la voiture de location et de profiter de tous les bienfaits de son spa !

Puis nous voilà repartis de nouveau cette fois pour le sud du pays. Sur la route, nous nous arrêtons à Põltsamaa, où nous goûtons aux vins de cassis ou de groseille qui font la réputation de ce coin. Arrivés dans la région d’Otepää, nous nous sommes fait quelques frayeurs dans le parcours dans les arbres, avant d’expérimenter les joies de la balançoire traditionnelle (pas encore de record de 360° battu, mais de bonnes émotions quand même). Tout ça suivi d’une nuit assez sommaire dans un centre sportif, heureusement Solène avait emmené un jeu de cartes pour mettre un peu d’animation.

Pour le week-end, nous avions décidé de remonter au nord, après une halte à Tartu, visiter le parc de Lahemaa. Nous sommes passés par le festival de Viru Folk, où nous avons écouté le concert de Vägilased depuis la plage. Et pour rattraper un peu le manque de confort de la veille, nous avions réservé la nuit dans une petite ferme touristique au milieu de la forêt. Nous avons été ravis de l’accueil qui nous a été réservé là-bas : la maîtresse des lieux était très sympathique et le petit déjeuner maison du matin était particulièrement copieux et délicieux.

Finalement, nous avons terminé notre périple par une visite des marais de Viru Raba le dimanche matin et un petit tour de la réserve de Rebala bien agréables, avant de repartir sur Tallinn pour acheter les derniers souvenirs et boucler les valises avec quelques kilos supplémentaires.

Bref, un très bon séjour, qui nous a permis de prendre un peu de vacances, et ainsi d’être dans les meilleures conditions pour accueillir nos hôtes, et leur faire découvrir le pays à notre manière. Un très grand merci à Guy et à Solène d’avoir fait le déplacement, ça valait le coup je crois ! Le plaisir a été partagé par toute l’équipe !

Sud de l'Estonie16 August, 2008 9:43 am

grottes de sable de Piusa

Lors de notre petit séjour dans le Setumaa, nous avons profité d’avoir une voiture pour nous rendre aux grottes de sable de Piusa, à quelques kilomètres de la ville d’Obinitsa. Ces grottes font partie d’une réserve naturelle, et sont apparues à la suite du travail de mineurs entre 1922 et 1966. Le sable continue d’être extrait pour la verrerie située à proximité.

Seule la plus petite des deux grottes abandonnées est ouverte au public, l’autre est peuplée de quelque 2 000 chauves-souris. Nous avons suivi la visite guidée en estonien, essayant de comprendre tant bien que mal les explications de notre guide.

Puis, nous nous sommes baladés tout autour en s’émerveillant des différentes couleurs ocrées que prenaient le sable suivant les endroits. Jonathan en a même ramené un peu pour sa collection.

Sud de l'Estonie, Festivals5 August, 2008 3:41 pm

Femme Setu

Ce week-end, nous sommes partis à la découverte de la région du Setumaa, à l’extrémité sud est du pays. Nous avions loué une voiture et nous y sommes allés en compagnie d’un couple de touristes français rencontrés à Tallinn. C’était bien sûr l’occasion de découvrir un petit peu mieux ce coin de l’Estonie que nous ne connaissions pas, mais aussi et surtout d’assister à la XVème élection du roi Setu.

present_setu

Mais qui sont les Setus?
Ce sont ces quelques milliers de personnes habitant dans cette partie de l’Estonie à la frontière avec la Russie, une minorité qui possède sa propre langue, le Seto, assez différent de l’estonien moderne. Ils sont orthodoxes, mais pratiquent cette religion à leur manière, et lui associent des rites païens : en Russie on les appelle les “demi-croyants”. Ils ont un roi Peko (dieu païen de la fertilité) au ciel, et chaque année ils élisent son représentant sur Terre. Ils sont réputés pour leurs traditions ; et plus encore pour leur chant le “leelo” pendant lesquels les vers chantés par la soliste, sont répétés par un petit choeur de femmes (certains chants peuvent atteindre jusqu’à 30 000 vers, il faut une sacré mémoire pour retenir tout ça !). Les Setus se décrivent comme issus d’une culture mixte : estonienne et russe, ils sont d’ailleurs répartis de part et d’autre de la frontière (4 000 en Estonie, 3 000 en Russie). Leur costume traditionnel est tout à fait atypique : composé notamment d’un lourd bijou circulaire en argent autour duquel sont attachés des pièces de monnaie plus ou moins anciennes. Voilà, maintenant vous savez tout, sur les Setus ;-)


Arrivés à Värska, samedi aux alentours de midi, il nous a fallu en premier lieu passer la douane Setu, et oui c’est un peu comme si on se rendait un tout autre pays finalement. Puis, la journée s’est enchaînée sans que nous ne voyions le temps passer. On se serait cru transporté dans un autre monde le temps d’une après-midi. Premier petit tour dans les différents stands de nourriture (nous avons oublié de mentionner que les Setus sont aussi réputés pour leur bonne cuisine), avec au menu entre autres : bière maison, viande, saucisse, harengs, saumon fumé, haricots, glace maison, etc. Petit arrêt à l’atelier artisanat, où nous avons pu réaliser un dessous de plat aux motifs et aux couleurs Setu, grâce à différents petits tampons mis à la disposition du public. Puis, nous avons participé activement, au vote pour le meilleur fromage des environs (bon on n’a pas vraiment été emballé par le goût : tous étaient très lourds, parfois pâteux et toujours parfumés au cumin).

Durant toute la durée de l’événement, les Setus n’ont cessé de nos éblouir, par leurs costumes, leurs chants, leurs danses et leur bonne humeur communicative. Vraiment c’était une vraie bouffée d’oxygène et de dynamisme. Quant à leur élection du roi, précédé de chants comme discours de campagne électorale, suivi d’un vote en direct pour son candidat favori en formant tout simplement une ligne devant lui, avant de finir par une parade complètement folle… époustouflant vraiment !

Malheureusement, notre favori Lembit Lennuk, n’a pas été élu mais cela ne nous a pas empêché de passer des moments qui resteront gravés longtemps dans notre mémoire, en compagnie de ce peuple absolument charmant.


Festivals29 July, 2008 12:14 pm

festival de Viljandi

Comme cela nous avait tellement plu et marqué l’année dernière, nous n’avons pas pu résister à retourner cette année encore au festival de Viljandi. Ce festival est une rencontre de groupes de musique folklorique estoniens mais également de groupes étrangers. Une grande majorité d’estoniens assiste à ce concert, c’est donc presque la moitié du pays qui se retrouve lors de ce festival, qui rassemble toutes les générations.

Cette année, nous avons, grâce à notre amie Piia, la femme du pasteur, trouvé une petite place pour notre tente chez des amis à elle, dans un immense jardin, à côté d’une maison très estonienne, à quelques minutes du festival. Nos hôtes : Christian et Anita étaient vraiment adorables, et nous avons passé d’excellents moments avec eux. Nous avons notamment bien apprécié les petits déjeuners de plusieurs heures le matin : avec kama (spécialité estonienne à base de keefir et de poudre de céréales), oeufs, bacon grillé, soupe froide à la betterave, haricots, pâtisseries, découverte de fromage tchèque à la bière (qui ressemblait comme deux gouttes d’eau à un maroilles), etc, etc… Nous avons passé du temps à jouer avec leur petite fille Rosie de trois ans, les rares personnes avec qui on peut avoir une conversation de plusieurs heures en estonien restant les enfants !

Mais revenons au festival. Nous y sommes venus comme l’an dernier par le train, rempli à craquer de jeunes et de moins jeunes qui se revêtent de leurs effets les plus originaux pour l’occasion. Ca parle fort, ça chante, bref on se sent déjà dans l’ambiance festival. Nous sommes arrivés sur place le vendredi soir, et après avoir planté les tentes, nous sommes allés à un premier concert, dans une petite salle de concert : Armastuse ja rõõmu laulud (chants d’amour et de joie). Il s’agissait de chants traditionnels estoniens, parfois très anciens, des regilaul : ces chants qui racontent une histoire et qui se répètent à l’infini. C’était donc un concert assez calme, où les spectateurs participaient en chantant avec les artistes. Bref, un très bon début de festival.

Comme l’an dernier, nous avons régulièrement croisé le long des allées du festival, des amis d’ici et d’ailleurs, des gens que l’on n’avait pas vu depuis longtemps, des personnes que l’on n’a pas reconnu, des volontaires, des collègues, bref c’est vraiment le lieu de rencontres et de retrouvailles de l’été.

Le lendemain, le samedi, nous avions pris un pass pour la journée, nous avions donc bien l’intention de profiter au maximum des différents concerts, ce que nous avons fait. Premier concert, celui d’un russe Trio Solnyshko, la musique était bonne mais sans qu’il n’ait vraiment fait un effort pour capter l’attention du public. Nous avons enchaîné avec l’un de nos coups de coeur du festival, le groupe Svjata Vatra, composé d’un ukrainien et d’estoniens, vraiment de la musique de qualité entraînante et ce sont les artistes qui ont réussi le mieux à partager leur musique avec le public. Nous avons été filmé pendant de longues minutes durant ce concert, mon chapeau coloré y est à mon avis pour quelque chose ! Nous avons ensuite assisté au début du concert d’un américain Bruce Molsky qui nous a entraîné dans sa musique blues, puis nous avons filé pour voir la fin du concert de Vägilased, un groupe d’estoniens très populaire. Le groupe norvégien Majorstuen des violonistes, ont donné un bon concert, mais on sentait l’attention du public un peu moins présente. Nous avons finalement voulu entendre le groupe Zetod, un groupe Setu du sud de l’estonie, mais nous n’avons même pas pu entrer tellement c’était comble.

En fin de journée, nous avons découvert en compagnie de Christian et d’Anita un petit endroit super, ouvert tout spécialement pour le festival. Une sorte de petit restaurant, où l’on servait de la cuisine maison délicieuse, et l’originalité du lieu était de ne pas afficher de prix. A la fin du repas, chacun pouvait donner ce qu’il avait envie de donner, un très bon concept, qui a bien plu, l’endroit était plein à craquer !

Et nous avons terminé la soirée par un concert de musique gitane dans une ambiance de folie. Si l’on est assez habitué en France à ce genre de musique, ici pour des estoniens c’était le dépaysement total. Résultat les gens sautaient dans tous les sens, il faut dire que les rythmes étaient vraiment endiablés. Mais je crois que le petit groupe de gitans hongrois Parno Graszt était complètement bluffé qu’on aime autant leur musique. Une des mamas du groupe dansait les yeux grands ouverts ébahie par l’entrain du public. Une très bonne fin de journée, pas forcément surpris par la qualité de la musique mais plutôt par l’ambiance qu’elle provoquait.

Le dimanche, nous avions prévu de rentrer assez tôt, en fin de matinée. Mais, une de nos amies estoniennes, Mari, que nous n’avions pas vu depuis longtemps car elle faisait ces études en Ecosse, nous a appelé pour nous voir à Viljandi. Pendant le petit déjeuner, quelqu’un nous a proposé de nous ramener le soir en voiture, ça nous laissait donc plus de temps. Nous avons donc discuté un moment avec elle avant de nous rendre à notre dernier concert du festival. Le groupe Flook, des irlandais du nord, nous ont permis de terminer le festival en beauté. C’était pour Jonathan l’occasion d’assister à un vrai concert de musique irlandaise de très bonne qualité. Les musiciens, que ce soit à la flûte irlandaise ou au bodhran, étaient particulièrement doués. Ils ont même joué un morceau breton et ont tenté d’expliquer les danses bretonnes aux estoniens, pendant que nous dansions ravis en nous tenant par les petits doigts !

De retour à Tallinn, nous ne gardons de ce festival que des bons moments, de partage, de joie, des images et de la musique plein la tête !


Vie quotidienne24 July, 2008 6:33 pm

petit concert

En fin de semaine dernière, alors que nous pensions uniquement chanter dans une petite église au beau milieu de la campagne estonienne, du côté de Kose, nous nous sommes finalement (comme souvent mais là encore plus particulièrement) laissés embarquer dans un week-end de folie.

Tout a donc commencé dans cette petite église, où des représentants de chaque paroisse des environs étaient réunis pour faire un bilan de l’année et tour à tour les chorales de chaque village ont chanté quelques chants. Nous étions bien sûr de la partie, entraînés par l’énergie débordante de notre amie Silja. A la fin de cette petite cérémonie, nous nous sommes tous retrouvés autour d’un thé à la menthe, de quelques sandwichs, et d’un Napoleoni kook (gâteau Napoléon, le gâteau français par excellence pour les estoniens!).

Jonathan devait ensuite rentrer à Tallinn faire une visite à 30 lettons qui a finalement été annulée. A défaut de visite, nous avons été invités par Silja à venir camper à Neeme. Nous avons sauté sur l’occasion, et nous avons donc profité du bord de mer pour mettre nos pieds dans l’eau pendant que les enfants du pasteur Madleen et Teevit qui étaient là aussi se baignaient. Nous avons partagé un bon barbecue avant de terminer la soirée entre match de volleyball et de football France/Estonie puis filles contre garçons.

Le lendemain matin, le lever a été un peu difficile, mais on ne pouvait pas être en retard à la messe, car Silja devait jouer de l’orgue. Après le service traditionnel du dimanche, Jonathan a participé pour la première fois ici (après avoir fait plusieurs mariages et un baptême), à son premier enterrement estonien en jouant de la flûte. Pendant ce temps, je jouais tranquillement au Monopoly estonien avec les enfants, tentant désespérément de construire un hôtel sur Raekoja Plats !

Avant de rentrer enfin de ce week-end imprévu, nous avons dégusté une nouvelle spécialité estonienne : le Mannavaht (sorte de semoule parfumée à la confiture de fruits des bois) préparée amoureusement par Piia la femme de Margus. Si vous souhaitez avoir la recette en anglais, vous pouvez suivre ce lien

Et finalement alors que l’on croyait rentrer passer une soirée paisible à la maison, nous avons été à nouveau embarqués, cette fois-ci par nos amis et jeunes collègues estoniens avec qui nous faisons quelques uns de nos tours, dans la maison de Kaur, où nous avons pu profiter d’une petite fête et d’un bon sauna.

Traditions et coutumes23 July, 2008 2:06 pm

sauna fumee

Les formations d’arrivée, sont également un bon moyen pour nous de découvrir de nouvelles spécialités culinaires, des endroits sympathiques et encore bien d’autres aspects de la culture et de l’histoire estonienne.

Cette fois-ci, nous avons été particulièrement ravis d’apprendre que nous allions pouvoir tester le sauna à fumée en compagnie des autres volontaires ! Le sauna à fumée demande plus de préparation qu’un sauna ordinaire, il est préparé à l’avance et chauffé pendant de longues heures à l’aide d’un feu ouvert et d’une grande quantité de pierres. La fumée reste à l’intérieur pendant tout le temps que chauffe le sauna, elle n’est évacuée qu’au dernier moment.

Peu avant de s’y engouffrer, on laisse le feu s’étendre et la fumée s’échapper par la porte ou les fenêtres ouvertes. Au centre du sauna à fumée, un poêle maçonné en pierres qui met plusieurs heures à chauffer. Les parois des murs sont couvertes de suie, et il faut être particulièrement vigilant si l’on ne veut pas ressortir de là tout noir en ressemblant à un ramoneur. On s’arme donc d’une petite planche en bois, sur laquelle on peut s’assoir et éviter ainsi le contact direct avec la suie.

C’est véritablement le sauna à “l’ancienne” ! Il demande un peu de patience mais ça vaut vraiment le coup. La fumée d’un sauna de ce type est encore plus douce que celle du sauna ordinaire et l’odeur de fumée qui se dégage à l’intérieur est particulièrement agréable.

La tradition veut ensuite que l’on plonge dans un lac ou une rivière s’il y en a à proximité du sauna, ou encore plus fou dans la neige ou dans l’eau gelée sous la couche de glace en hiver, après on ose ou on n’ose pas !

La photo ci-dessus est celle d’un sauna à fumée que nous avions découvert à Soomaa lors de notre formation de mi-parcours l’an dernier, nous avions assisté à sa préparation mais sans pouvoir le tester, c’est à présent chose faite !

Le SVE 9:28 am

on arrival training korvemaa

En fin de semaine dernière, nous avons de nouveau été invités par l’agence nationale du volontariat estonienne pour parler de notre expérience, en tant qu’ex-volontaires SVE. Cette nouvelle formation d’arrivée se déroulait dans la ferme de Leppoja dans la région de Kõrvemaa (une zone marécageuse au nord de l’Estonie que nous avions découvert l’an dernier grâce à nos amis André et Sirli) et réunissait des volontaires fraîchement arrivés ici. Nous étions ravis de participer à cette nouvelle formation, d’autant plus qu’étaient présents entre autres certains de nos nouveaux amis volontaires : Cécile et Thomas (français), Nvard (arménienne), et c’est toujours l’occasion de découvrir de nouvelles têtes !
Nous sommes arrivés aux alentours de midi sur le lieu de formation, et à peine installés notre hôte nous a donné un panier repas et une carte, car le reste de l’équipe était déjà parti en randonnée, et nous étions censés les retrouver pour manger avec eux au milieu des marais. Pour rajouter encore un peu plus de piment à l’aventure, il pleuvait, nos pataugions dans les marais, et les moustiques étaient de la partie. Cela ne nous a pas empêché de retrouver nos amis et de passer un bon moment avec eux, au contraire !

La formation s’est poursuivie au chaud, en fin de journée, autour de différents débats sur le volontariat. Puis, nous avons profité d’un excellent repas préparé par notre hôte avant de commencer notre présentation. Lors de ces formations, nous aimons évoquer notre expérience. Elle est assez spécifique, dans le sens où nous étions volontaires en pleine campagne, et également dans le domaine du patrimoine et de l’environnement, ce qui est assez rare, du moins en Estonie, la plupart des projets étant le plus souvent à caractère social ou liés à l’éducation.

Nous essayons du mieux possible de faire prendre conscience aux nouveaux volontaires de l’importance de s’intégrer pleinement au sein de la population locale. Nous leur donnons quelques petits conseils : comme “ne jamais dire non à la première invitation”, mais aussi quelques clés pour essayer de percer le mystère du caractère des estoniens. Comme nous l’avons déjà sûrement mentionné dans ce blog, les estoniens peuvent paraître un peu froids et distants au premier abord, mais dès qu’on sait dépasser cette apparence trompeuse, en commençant par parler ne serait ce que quelques mots d’estonien avec eux, ils vous accueillent vraiment à bras ouverts.

L’amitié se mérite peut être plus difficilement que dans d’autres pays occidentaux, mais elle est plus durable. Les promesses estoniennes, ne sont pas des paroles en l’air, et les gestes comptent ici plus que les paroles. Autre chose encore, si en France on aurait tendance pour demander un service à quelqu’un par commencer à prendre de ses nouvelles, l’estonien ira droit au but.
A l’inverse, pour inviter quelqu’un, nous avons remarqué que nos amis estoniens passeront par une question banale comme “Que faites vous ce week-end?” ou encore “Qu’avez vous prévu cette après-midi?”. Et là où l’on aurait tendance chez nous à essayer de chercher n’importe quoi pour ne pas avouer qu’on ne fait rien de spécial. Il faut au contraire ne pas hésiter à dire que l’on n’a rien de prévu, car c’est à ce moment là seulement que l’estonien lancera son invitation. S’il sent que l’on est déjà occupé par autre chose, il passera à autre chose, par peur de déranger nos plans.

Voilà, nous espérons à chaque fois, que notre témoignage, facilitera les rencontres et les découvertes des futurs volontaires. Nous ne pensons en aucun cas être un modèle, mais nous savons que c’est en mentionnant ces différents points de notre expérience que certaines personnes réaliseront à quel point s’investir complètement dans son volontariat, mais aussi en dehors dans sa vie de tous les jours, est indispensable pour le ou la vivre pleinement.

Histoire , économie11 July, 2008 5:59 pm

ça faisait longtemps que je voulais faire cet article, pour présenter ce que nous faisons et vivons plusieurs fois par semaine.

Les croisières constituent la majorité du tourisme à Tallinn et l’impact qu’elles ont sur la ville est immense, que ça soit pour les magasins de souvenirs qui s’arrachent les groupes et qui tentent de séduire par divers procédés les guides comme nous. Café offert, réductions pour le groupe, harcèlement… pour rester neutre c’est pas forcément évident, mais on s’efforce de dire que toutes les boutiques se valent plus ou moins, pour ne pas qu’ils tombent dans des pièges à touristes.
Normalement nos groupes vont de 20 à 40 personnes maximum, mais comme la demande est considérablement supérieure à l’offre (2600 touristes dans le Costa Méditerranéa que l’on voit dans la vidéo, pour 45 guides seulement) forcément, on charge les effectifs et ils refusent même du monde. On a donc régulièrement des groupes de 46 personnes ce qui fait beaucoup à guider pendant 4 heures, voire plus (le maximum est 7h).
Amélie fait des visites en français et moi les espagnols et quelques groupes anglophones, mais comme il y a beaucoup de guides estoniens qui parlent très bien l’anglais et peu l’espagnol, du coup c’est devenu ma spécialité.
On a tous le même circuit, ce qui créé des bouchons dans la petite ville médiévale de Tallinn. Une heure plus tard, c’est complètement désert, mais les visiteurs nous demandent si “c’est toujours comme ça?!”. En fait, l’Estonie n’est pas un pays qui attire vraiment le tourisme de masse, comme on pourrait le croire sur la vidéo, mais si il y a un endroit dans tout le pays qui est touristique, c’est bien là. Le reste… on demande beaucoup d’imagination au touriste, ce sont de grands espaces vierges, avec des paysages immenses, mais ça, ils ne le verront pas.
Plus de détails dans la vidéo, je vous laisse apprécier (musique du film “Pirates de Caraibes”).


Nord de l'Estonie, Les îles estoniennes7 July, 2008 4:39 pm

Rammusaar

Samedi, je suis allé en compagnie de nos amis de Jõelähtme sur une petite île nommée Rammu et située au large de la réserve, . Malheureusement, Amélie n’a pas pu venir car elle travaillait ce jour là au musée, mais je m’y suis rendu avec Cécile, notre amie volontaire française. Nous nous sommes tous retrouvés au port de pêcheurs de Neeme. Bien que le soleil brillait, tout le monde n’a pas osé monter sur le petit bateau de pêche car le vent soufflait fort. Pour ceux qui ont tenté l’aventure, le voyage a été assez mouvementé (20 minutes pour faire un peu plus de 5km), et nous sommes arrivés sur l’île complétement trempés.

Pour la petite histoire, l’île de Rammu est inhabitée depuis 1952, quand les soviétiques ont forcé les familles à quitter l’île qui est alors devenue une petite base militaire. Autrefois, y vivaient deux familles, des descendants de pêcheurs finlandais qui s’étaient installés sur l’île. Il y avait une trentaine de résidents permanents et même une petite école pour les plus jeunes. Un homme se souvient qu’il allait au collège en bateau à moteur l’été, et à pied sur la glace l’hiver. Une autre dame nous a raconté qu’elle était née sur l’île et qu’elle y avait vécu jusqu’à l’âge de six ans. Elle se rappelait son enfance heureuse sur l’île et ne rêvait que d’une chose, d’y retourner y habiter un jour. Aujourd’hui, beaucoup d’habitants de Neeme, sont les descendants de ces deux familles originaires de Rammu.
enterrement Rammu
Voici une image d’archives (merci Cécile !) Qui montre un enterrement sur l’Ile, avant 1952.

Nous sommes allés sur l’île, avec Margus, le pasteur et d’autres habitants des villages des environs justement, pour commémorer les pêcheurs enterrés dans le cimetière de l’île. Une fois arrivés sur place, nous avons essayé de nous sécher du mieux possible, certains ont dû se promener en sous-vêtements ou en serviette de bain toute la journée. Un petit tour au sauna d’une des maisons de l’île a bien aidé à nous réchauffer.

Nous avons pique-niqué sur l’île en profitant du spectacle des différents oiseaux autour de nous, puis nous sommes montés en haut d’une ancienne tour soviétique rouillée pour avoir une meilleure vue de l’île. On apercevait même la silhouette de Tallinn au loin. Nous nous sentions comme Robinson Crusoé, à la découverte de cette terre abandonnée.

Nous avons terminé par la petite cérémonie dans le cimetière et nous sommes rentrés avec le bateau en fin d’après-midi, mais cette fois-ci au sec et en 7 minutes seulement car la mer était calme. Ce bon air du large nous avait donné une faim de loup, nous avons donc improvisé un barbecue avec Silja, son fils Karl et Cécile, avant de rentrer à Tallinn. Quelle journée ! C’est bien dommage qu’Amélie n’ait pas pu être de la partie !


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Traditions et coutumes, Festivals24 June, 2008 12:28 am

Jaanipaev 2008

Comme l’année dernière, nous avons, ce lundi 23 juin 2008, fêté comme il se doit la Jaanipäev (St Jean), fête très importante dans le coeur de tous les estoniens (voir article de l’an passé). Nous sommes retournés à Viimsi, même si cette fois-ci nous aurions aimé la fêter dans la campagne, comme cela se fait traditionnellement ici en Estonie. Mais comme nous travaillions le lendemain, nous avons dû rester près de Tallinn, que nous avons vu se vider à vue d’oeil à l’approche de la fête, à 20h c’était quasiment une ville fantôme.

Nous nous sommes rendus sur le lieu de la fête accompagnés de Zsofia (la volontaire hongroise) et sa famille, et également d’Ifat (la volontaire anglaise) et de ses amis. La célébration était très sympathique, comme l’année dernière dans un esprit très familial. Le temps, après avoir fait des siennes pendant la journée s’est adoucit pour laisser place à une magnifique soirée ponctuée d’un long coucher de soleil. Le feu, était encore plus haut que l’année passée, et les pétards encore plus impressionnants. Cette fois-ci, les petits et les plus grands ont pu s’en donner à coeur joie avec la balançoire traditionnelle qui a tangué (jusqu’à presque céder!) une bonne partie de la soirée. Par contre, Jonathan, n’a pas osé retenter l’exploit du tir à la corde cette fois-ci !


La musique de la vidéo est d’un groupe estonien que nous connaissons et qu’on aime bien qui s’appelle “indigo lapsed”

Vie quotidienne22 June, 2008 12:00 pm

Concert a Raasiku

Dimanche dernier, nous sommes allés à l’église de Jõelähtme comme habituellement. Mais une fois la messe terminée, nous sommes restés pique-niquer avec Margus le pasteur et sa petite famille. La journée était ensoleillée. Nous avons donc joué dans le jardin avec les enfants comme nous aimons le faire, à leurs jeux préférés, au foot sans oublier un petit tour sur la balançoire.

A 16h, nous nous sommes rendus dans le petit village de Raasiku, où nous avions rendez-vous pour donner un petit concert. C’était une sorte de répétition générale avant le vrai concert que nos amis vont donner en Allemagne dans quelques jours. Les chants étaient très réussis, et nous comptions même dans notre public un français atterri là un peu par hasard et qui a été ravi de pouvoir discuter un petit peu avec nous après le concert.

Une bonne journée comme on les apprécie, dans notre campagne estonienne qui nous manque de temps en temps et en compagnie de nos bons amis.


Traditions et coutumes, Vie quotidienne12 June, 2008 3:18 pm

Le marche aux fleurs de Tallinn

Le lilleturg (marché aux fleurs) de Tallinn est coloré et animé. Ouvert tous les jours, les estoniens aiment s’y arrêter pour acheter quelques fleurs. On y vend de tout : roses, tulipes mais aussi tournesols, et fleurs des champs fraîchement cueillies. De petites grands-mères sont présentes et vendent les fleurs de leur jardin le long du marché officiel.

En juin, un peu plus tard que chez nous donc, et symbolisant la fin de la période scolaire plutôt que la fête du travail, le muguet prend une place importante sur les différents étalages.

En Estonie, les fleurs s’offrent à toute occasion, quasiment obligatoires lorsque l’on se rend chez quelqu’un, mais également appréciées pour les anniversaires, et les fêtes en tous genres. Et il n’est pas rare ni choquant, qu’un homme en offre à une femme (ou inversement), sans forcément qu’il y ait une connotation sentimentale derrière. Le bouquet est généralement bien emballé, et même entièrement enveloppé dans un papier blanc opaque qui recouvre les fleurs, contrairement à chez nous où le papier transparent les met peut-être davantage en valeur. Ici, c’est la surprise totale jusqu’à la dernière minute, au moment de l’ouverture du paquet, un peu comme pour un cadeau.

Traditions et coutumes, Festivals8 June, 2008 7:08 pm

laulupaev a joelahtme

Samedi, était organisé un festival de chant et de danse traditionnelle dans notre cher village de Jõelähtme. Environ 500 participants étaient réunis tout près des chutes de Jägala pour chanter et danser ensemble. Plusieurs élèves des écoles des environs étaient notamment présents à cette occasion.

Dans la matinée, nous avons aidé Margit à mettre en place son exposition sur les costumes traditionnels de Jõelähtme, pendant que les dernières répétitions débutaient.

Un peu avant 13h, tous les participants ont défilé au son de la fanfare. Puis, le spectacle a commencé. Même si c’était un festival local et donc beaucoup moins impressionnant que le grand Laulupidu qui a lieu à Tallinn tous les cinq ans, nous étions ravis de participer à cet événement local. Les chants étaient particulièrement bien choisis, l’ambiance était bon enfant et le temps était au beau fixe autant d’éléments qui nous ont fait passer une excellente journée en compagnie de nos amis. Jonathan a pu accompagner les chanteurs à la flûte et tout le monde était ravi. Pour nous remercier, on nous même a offert des tee-shirts aux couleurs de notre village, que nous pourrons porter tout l’été !