“Laulupidu” est un ENOOOORRRRME festival de chant estonien qui se déroule tous les 5 ans pour les jeunes et tous les 5 ans également pour les adultes (mais de manière décalée) par chance, cette année est une année avec ! Toutes les écoles du pays, de Tallinn à la plus petite ville de campagne ont préparé des chants afin de les chanter tous ensemble dans le “Lauluvaljak”un stade gigantestque, construit uniquement pour cet évènement, afin d’accueillir quelques 18 500 chanteurs (pour les adultes, cela peut aller jusqu’a 30 000 !!!). En tout, ce sont quelques centaines de milliers de personnes qui assistent à cet évènement, ce qui, pour un petit pays de seulement 1,3 millions d’habitants est un véritable exploit !
Il faut dire que ce festival est aussi (et surtout?) un symbole de l’identité nationale, quand on sait que le chant a été le moyen de protestation utilisé par les estoniens pour se sortir de l’occupation soviétique pendant la fameuse “révolution chantante” (en 1988). Ces chants nationalistes, sont connus de tous, petits et grands et ne sont pas nécessairement violents dans leurs paroles, bien au contraire, ils parlent d’amour, de paix, d’amitié, de l’été, de la nature et des animaux sans oublier la beauté du pays estonien (notamment dans un morceau intitulé “Ilus Maa” ou “Beau Pays”).
De notre côté, nous y sommes allés en compagnie d’autres volontaires, des moments exceptionnels que nous avons pu partager ensemble (un grand merci à nos responsables qui ont largement participé à ce beau cadeau).
Pour nous cela a été un choc de voir tous ces enfants et ces jeunes chanter ensemble, tous en costumes. leur nombre leur donnait une force et un sentiment que tout le pays s’était réuni… vraiment incroyable. Le défilé de chanteurs, qui partait du centre-ville jusqu’au stade de chant était tellement long que les premiers sont partis à 9h et les derniers vers 12h !! un flux continu de personnes en costumes (peut on dire “traditionnels”?) tous plus beaux les uns que les autres et aux décorations très diversifiées.
Malgré la foule, nous avons pu croiser notre voisin (de la course de vélo) et sa petite famille, ainsi que le fils de Margit qui faisait partie des chanteurs. On sait aussi que madeleine, la fille du pasteur, avec qui nous aimons jouer, était parmis eux.
Nous nous sommes sentis privilégiés d’avoir pu assister à cet événement (ou vraiment, il y avait presque que des estoniens) et en garderons un souvenir indélébile.
