
Bon, on n’est pas revenus en Estonie pour prendre du bon temps uniquement. Même si c’est également un plaisir de faire découvrir et de partager nos découvertes avec les touristes, ce n’est pas toujours forcément évident.
Dès notre arrivée en Estonie, après avoir vu qu’avec la première agence avec laquelle nous allions travailler nous n’allions pas pouvoir vivre de ça uniquement, nous avons démarché d’autres tours opérateurs réceptifs pour leur proposer nos services en tant que guides français, espagnol, et anglais pour la saison d’été. Finalement après quelques entretiens, nous avons décroché plusieurs contrats. Mais en tant que guides free lance, excepté quelques dates pour lesquelles nous sommes sûrs de travailler, tout dépendra de la demande touristique (espérons donc qu’il y ait beaucoup de touristes français cette année à Tallinn).
Malgré tout, finalement, ce type de travail nous laisse plus de liberté, nous pouvons jouer sur plusieurs tableaux et travailler pour différentes compagnies. Les groupes de touristes et les types de visites seront par exemple complètement opposés. Nous avons suivi plusieurs visites pour nous préparer. Quand il s’agit de tourisme de croisière, ce sont généralement des groupes d’une quarantaine de personnes qui doivent tout voir de Tallinn en très peu de temps. Et le but est donc de leur donner envie d’y revenir un jour. A d’autres moments, pour d’autres types de visites, les groupes sont beaucoup plus petits, et la visite est davantage axée sur la vie locale et les légendes liées à la ville. Bref, nous sommes contents de toucher un petit peu à tout. C’est aussi l’occasion pour nous de redécouvrir le pays et d’apprendre en profondeur tous les tournants de son histoire.
En plus de ces visites, Amélie travaille tous les samedis au musée de Rebala, où nous avions effectué notre volontariat, pour accueillir les visiteurs. Et de temps en temps, nous sommes contactés pour d’autres petites missions ici et là, comme aller chercher des touristes à l’aéroport et les accompagner pendant leur transfert. Pendant l’été, nous donnerons aussi peut être un petit coup de main au sein d’une auberge de jeunesse qui vient d’ouvrir à Tallinn, ou encore nous essayerons de voir si nous pouvons donner quelques cours de français.
Ci-dessus, la photo d’une de nos premières visites, une sorte de test que nous avions décidé de faire pour voir si nous étions au point : un tour de la vieille ville moitié en anglais moitié en espagnol à destination des volontaires qui ont bien voulu jouer le jeu.

Eh, oui vous avez bien vu l’heure: 4h40 in the morne, qu’est-ce que je ne ferais pas pour vous. Dire que nous avons eu ces guides gratuits l’année dernière rien que pour nous; cette année ça nous coûterait bonbon.Un petit bisou avant notre départ pour Trévise où nous ne mangerons pas que de la salade.
Comment by Jean-Marie — 23 May, 2008 @ 5:43 am