Festivals29 July, 2008 12:14 pm

festival de Viljandi

Comme cela nous avait tellement plu et marqué l’année dernière, nous n’avons pas pu résister à retourner cette année encore au festival de Viljandi. Ce festival est une rencontre de groupes de musique folklorique estoniens mais également de groupes étrangers. Une grande majorité d’estoniens assiste à ce concert, c’est donc presque la moitié du pays qui se retrouve lors de ce festival, qui rassemble toutes les générations.

Cette année, nous avons, grâce à notre amie Piia, la femme du pasteur, trouvé une petite place pour notre tente chez des amis à elle, dans un immense jardin, à côté d’une maison très estonienne, à quelques minutes du festival. Nos hôtes : Christian et Anita étaient vraiment adorables, et nous avons passé d’excellents moments avec eux. Nous avons notamment bien apprécié les petits déjeuners de plusieurs heures le matin : avec kama (spécialité estonienne à base de keefir et de poudre de céréales), oeufs, bacon grillé, soupe froide à la betterave, haricots, pâtisseries, découverte de fromage tchèque à la bière (qui ressemblait comme deux gouttes d’eau à un maroilles), etc, etc… Nous avons passé du temps à jouer avec leur petite fille Rosie de trois ans, les rares personnes avec qui on peut avoir une conversation de plusieurs heures en estonien restant les enfants !

Mais revenons au festival. Nous y sommes venus comme l’an dernier par le train, rempli à craquer de jeunes et de moins jeunes qui se revêtent de leurs effets les plus originaux pour l’occasion. Ca parle fort, ça chante, bref on se sent déjà dans l’ambiance festival. Nous sommes arrivés sur place le vendredi soir, et après avoir planté les tentes, nous sommes allés à un premier concert, dans une petite salle de concert : Armastuse ja rõõmu laulud (chants d’amour et de joie). Il s’agissait de chants traditionnels estoniens, parfois très anciens, des regilaul : ces chants qui racontent une histoire et qui se répètent à l’infini. C’était donc un concert assez calme, où les spectateurs participaient en chantant avec les artistes. Bref, un très bon début de festival.

Comme l’an dernier, nous avons régulièrement croisé le long des allées du festival, des amis d’ici et d’ailleurs, des gens que l’on n’avait pas vu depuis longtemps, des personnes que l’on n’a pas reconnu, des volontaires, des collègues, bref c’est vraiment le lieu de rencontres et de retrouvailles de l’été.

Le lendemain, le samedi, nous avions pris un pass pour la journée, nous avions donc bien l’intention de profiter au maximum des différents concerts, ce que nous avons fait. Premier concert, celui d’un russe Trio Solnyshko, la musique était bonne mais sans qu’il n’ait vraiment fait un effort pour capter l’attention du public. Nous avons enchaîné avec l’un de nos coups de coeur du festival, le groupe Svjata Vatra, composé d’un ukrainien et d’estoniens, vraiment de la musique de qualité entraînante et ce sont les artistes qui ont réussi le mieux à partager leur musique avec le public. Nous avons été filmé pendant de longues minutes durant ce concert, mon chapeau coloré y est à mon avis pour quelque chose ! Nous avons ensuite assisté au début du concert d’un américain Bruce Molsky qui nous a entraîné dans sa musique blues, puis nous avons filé pour voir la fin du concert de Vägilased, un groupe d’estoniens très populaire. Le groupe norvégien Majorstuen des violonistes, ont donné un bon concert, mais on sentait l’attention du public un peu moins présente. Nous avons finalement voulu entendre le groupe Zetod, un groupe Setu du sud de l’estonie, mais nous n’avons même pas pu entrer tellement c’était comble.

En fin de journée, nous avons découvert en compagnie de Christian et d’Anita un petit endroit super, ouvert tout spécialement pour le festival. Une sorte de petit restaurant, où l’on servait de la cuisine maison délicieuse, et l’originalité du lieu était de ne pas afficher de prix. A la fin du repas, chacun pouvait donner ce qu’il avait envie de donner, un très bon concept, qui a bien plu, l’endroit était plein à craquer !

Et nous avons terminé la soirée par un concert de musique gitane dans une ambiance de folie. Si l’on est assez habitué en France à ce genre de musique, ici pour des estoniens c’était le dépaysement total. Résultat les gens sautaient dans tous les sens, il faut dire que les rythmes étaient vraiment endiablés. Mais je crois que le petit groupe de gitans hongrois Parno Graszt était complètement bluffé qu’on aime autant leur musique. Une des mamas du groupe dansait les yeux grands ouverts ébahie par l’entrain du public. Une très bonne fin de journée, pas forcément surpris par la qualité de la musique mais plutôt par l’ambiance qu’elle provoquait.

Le dimanche, nous avions prévu de rentrer assez tôt, en fin de matinée. Mais, une de nos amies estoniennes, Mari, que nous n’avions pas vu depuis longtemps car elle faisait ces études en Ecosse, nous a appelé pour nous voir à Viljandi. Pendant le petit déjeuner, quelqu’un nous a proposé de nous ramener le soir en voiture, ça nous laissait donc plus de temps. Nous avons donc discuté un moment avec elle avant de nous rendre à notre dernier concert du festival. Le groupe Flook, des irlandais du nord, nous ont permis de terminer le festival en beauté. C’était pour Jonathan l’occasion d’assister à un vrai concert de musique irlandaise de très bonne qualité. Les musiciens, que ce soit à la flûte irlandaise ou au bodhran, étaient particulièrement doués. Ils ont même joué un morceau breton et ont tenté d’expliquer les danses bretonnes aux estoniens, pendant que nous dansions ravis en nous tenant par les petits doigts !

De retour à Tallinn, nous ne gardons de ce festival que des bons moments, de partage, de joie, des images et de la musique plein la tête !


Vie quotidienne24 July, 2008 6:33 pm

petit concert

En fin de semaine dernière, alors que nous pensions uniquement chanter dans une petite église au beau milieu de la campagne estonienne, du côté de Kose, nous nous sommes finalement (comme souvent mais là encore plus particulièrement) laissés embarquer dans un week-end de folie.

Tout a donc commencé dans cette petite église, où des représentants de chaque paroisse des environs étaient réunis pour faire un bilan de l’année et tour à tour les chorales de chaque village ont chanté quelques chants. Nous étions bien sûr de la partie, entraînés par l’énergie débordante de notre amie Silja. A la fin de cette petite cérémonie, nous nous sommes tous retrouvés autour d’un thé à la menthe, de quelques sandwichs, et d’un Napoleoni kook (gâteau Napoléon, le gâteau français par excellence pour les estoniens!).

Jonathan devait ensuite rentrer à Tallinn faire une visite à 30 lettons qui a finalement été annulée. A défaut de visite, nous avons été invités par Silja à venir camper à Neeme. Nous avons sauté sur l’occasion, et nous avons donc profité du bord de mer pour mettre nos pieds dans l’eau pendant que les enfants du pasteur Madleen et Teevit qui étaient là aussi se baignaient. Nous avons partagé un bon barbecue avant de terminer la soirée entre match de volleyball et de football France/Estonie puis filles contre garçons.

Le lendemain matin, le lever a été un peu difficile, mais on ne pouvait pas être en retard à la messe, car Silja devait jouer de l’orgue. Après le service traditionnel du dimanche, Jonathan a participé pour la première fois ici (après avoir fait plusieurs mariages et un baptême), à son premier enterrement estonien en jouant de la flûte. Pendant ce temps, je jouais tranquillement au Monopoly estonien avec les enfants, tentant désespérément de construire un hôtel sur Raekoja Plats !

Avant de rentrer enfin de ce week-end imprévu, nous avons dégusté une nouvelle spécialité estonienne : le Mannavaht (sorte de semoule parfumée à la confiture de fruits des bois) préparée amoureusement par Piia la femme de Margus. Si vous souhaitez avoir la recette en anglais, vous pouvez suivre ce lien

Et finalement alors que l’on croyait rentrer passer une soirée paisible à la maison, nous avons été à nouveau embarqués, cette fois-ci par nos amis et jeunes collègues estoniens avec qui nous faisons quelques uns de nos tours, dans la maison de Kaur, où nous avons pu profiter d’une petite fête et d’un bon sauna.

Traditions et coutumes23 July, 2008 2:06 pm

sauna fumee

Les formations d’arrivée, sont également un bon moyen pour nous de découvrir de nouvelles spécialités culinaires, des endroits sympathiques et encore bien d’autres aspects de la culture et de l’histoire estonienne.

Cette fois-ci, nous avons été particulièrement ravis d’apprendre que nous allions pouvoir tester le sauna à fumée en compagnie des autres volontaires ! Le sauna à fumée demande plus de préparation qu’un sauna ordinaire, il est préparé à l’avance et chauffé pendant de longues heures à l’aide d’un feu ouvert et d’une grande quantité de pierres. La fumée reste à l’intérieur pendant tout le temps que chauffe le sauna, elle n’est évacuée qu’au dernier moment.

Peu avant de s’y engouffrer, on laisse le feu s’étendre et la fumée s’échapper par la porte ou les fenêtres ouvertes. Au centre du sauna à fumée, un poêle maçonné en pierres qui met plusieurs heures à chauffer. Les parois des murs sont couvertes de suie, et il faut être particulièrement vigilant si l’on ne veut pas ressortir de là tout noir en ressemblant à un ramoneur. On s’arme donc d’une petite planche en bois, sur laquelle on peut s’assoir et éviter ainsi le contact direct avec la suie.

C’est véritablement le sauna à “l’ancienne” ! Il demande un peu de patience mais ça vaut vraiment le coup. La fumée d’un sauna de ce type est encore plus douce que celle du sauna ordinaire et l’odeur de fumée qui se dégage à l’intérieur est particulièrement agréable.

La tradition veut ensuite que l’on plonge dans un lac ou une rivière s’il y en a à proximité du sauna, ou encore plus fou dans la neige ou dans l’eau gelée sous la couche de glace en hiver, après on ose ou on n’ose pas !

La photo ci-dessus est celle d’un sauna à fumée que nous avions découvert à Soomaa lors de notre formation de mi-parcours l’an dernier, nous avions assisté à sa préparation mais sans pouvoir le tester, c’est à présent chose faite !

Le SVE 9:28 am

on arrival training korvemaa

En fin de semaine dernière, nous avons de nouveau été invités par l’agence nationale du volontariat estonienne pour parler de notre expérience, en tant qu’ex-volontaires SVE. Cette nouvelle formation d’arrivée se déroulait dans la ferme de Leppoja dans la région de Kõrvemaa (une zone marécageuse au nord de l’Estonie que nous avions découvert l’an dernier grâce à nos amis André et Sirli) et réunissait des volontaires fraîchement arrivés ici. Nous étions ravis de participer à cette nouvelle formation, d’autant plus qu’étaient présents entre autres certains de nos nouveaux amis volontaires : Cécile et Thomas (français), Nvard (arménienne), et c’est toujours l’occasion de découvrir de nouvelles têtes !
Nous sommes arrivés aux alentours de midi sur le lieu de formation, et à peine installés notre hôte nous a donné un panier repas et une carte, car le reste de l’équipe était déjà parti en randonnée, et nous étions censés les retrouver pour manger avec eux au milieu des marais. Pour rajouter encore un peu plus de piment à l’aventure, il pleuvait, nos pataugions dans les marais, et les moustiques étaient de la partie. Cela ne nous a pas empêché de retrouver nos amis et de passer un bon moment avec eux, au contraire !

La formation s’est poursuivie au chaud, en fin de journée, autour de différents débats sur le volontariat. Puis, nous avons profité d’un excellent repas préparé par notre hôte avant de commencer notre présentation. Lors de ces formations, nous aimons évoquer notre expérience. Elle est assez spécifique, dans le sens où nous étions volontaires en pleine campagne, et également dans le domaine du patrimoine et de l’environnement, ce qui est assez rare, du moins en Estonie, la plupart des projets étant le plus souvent à caractère social ou liés à l’éducation.

Nous essayons du mieux possible de faire prendre conscience aux nouveaux volontaires de l’importance de s’intégrer pleinement au sein de la population locale. Nous leur donnons quelques petits conseils : comme “ne jamais dire non à la première invitation”, mais aussi quelques clés pour essayer de percer le mystère du caractère des estoniens. Comme nous l’avons déjà sûrement mentionné dans ce blog, les estoniens peuvent paraître un peu froids et distants au premier abord, mais dès qu’on sait dépasser cette apparence trompeuse, en commençant par parler ne serait ce que quelques mots d’estonien avec eux, ils vous accueillent vraiment à bras ouverts.

L’amitié se mérite peut être plus difficilement que dans d’autres pays occidentaux, mais elle est plus durable. Les promesses estoniennes, ne sont pas des paroles en l’air, et les gestes comptent ici plus que les paroles. Autre chose encore, si en France on aurait tendance pour demander un service à quelqu’un par commencer à prendre de ses nouvelles, l’estonien ira droit au but.
A l’inverse, pour inviter quelqu’un, nous avons remarqué que nos amis estoniens passeront par une question banale comme “Que faites vous ce week-end?” ou encore “Qu’avez vous prévu cette après-midi?”. Et là où l’on aurait tendance chez nous à essayer de chercher n’importe quoi pour ne pas avouer qu’on ne fait rien de spécial. Il faut au contraire ne pas hésiter à dire que l’on n’a rien de prévu, car c’est à ce moment là seulement que l’estonien lancera son invitation. S’il sent que l’on est déjà occupé par autre chose, il passera à autre chose, par peur de déranger nos plans.

Voilà, nous espérons à chaque fois, que notre témoignage, facilitera les rencontres et les découvertes des futurs volontaires. Nous ne pensons en aucun cas être un modèle, mais nous savons que c’est en mentionnant ces différents points de notre expérience que certaines personnes réaliseront à quel point s’investir complètement dans son volontariat, mais aussi en dehors dans sa vie de tous les jours, est indispensable pour le ou la vivre pleinement.

Histoire , économie11 July, 2008 5:59 pm

ça faisait longtemps que je voulais faire cet article, pour présenter ce que nous faisons et vivons plusieurs fois par semaine.

Les croisières constituent la majorité du tourisme à Tallinn et l’impact qu’elles ont sur la ville est immense, que ça soit pour les magasins de souvenirs qui s’arrachent les groupes et qui tentent de séduire par divers procédés les guides comme nous. Café offert, réductions pour le groupe, harcèlement… pour rester neutre c’est pas forcément évident, mais on s’efforce de dire que toutes les boutiques se valent plus ou moins, pour ne pas qu’ils tombent dans des pièges à touristes.
Normalement nos groupes vont de 20 à 40 personnes maximum, mais comme la demande est considérablement supérieure à l’offre (2600 touristes dans le Costa Méditerranéa que l’on voit dans la vidéo, pour 45 guides seulement) forcément, on charge les effectifs et ils refusent même du monde. On a donc régulièrement des groupes de 46 personnes ce qui fait beaucoup à guider pendant 4 heures, voire plus (le maximum est 7h).
Amélie fait des visites en français et moi les espagnols et quelques groupes anglophones, mais comme il y a beaucoup de guides estoniens qui parlent très bien l’anglais et peu l’espagnol, du coup c’est devenu ma spécialité.
On a tous le même circuit, ce qui créé des bouchons dans la petite ville médiévale de Tallinn. Une heure plus tard, c’est complètement désert, mais les visiteurs nous demandent si “c’est toujours comme ça?!”. En fait, l’Estonie n’est pas un pays qui attire vraiment le tourisme de masse, comme on pourrait le croire sur la vidéo, mais si il y a un endroit dans tout le pays qui est touristique, c’est bien là. Le reste… on demande beaucoup d’imagination au touriste, ce sont de grands espaces vierges, avec des paysages immenses, mais ça, ils ne le verront pas.
Plus de détails dans la vidéo, je vous laisse apprécier (musique du film “Pirates de Caraibes”).


Nord de l'Estonie, Les îles estoniennes7 July, 2008 4:39 pm

Rammusaar

Samedi, je suis allé en compagnie de nos amis de Jõelähtme sur une petite île nommée Rammu et située au large de la réserve, . Malheureusement, Amélie n’a pas pu venir car elle travaillait ce jour là au musée, mais je m’y suis rendu avec Cécile, notre amie volontaire française. Nous nous sommes tous retrouvés au port de pêcheurs de Neeme. Bien que le soleil brillait, tout le monde n’a pas osé monter sur le petit bateau de pêche car le vent soufflait fort. Pour ceux qui ont tenté l’aventure, le voyage a été assez mouvementé (20 minutes pour faire un peu plus de 5km), et nous sommes arrivés sur l’île complétement trempés.

Pour la petite histoire, l’île de Rammu est inhabitée depuis 1952, quand les soviétiques ont forcé les familles à quitter l’île qui est alors devenue une petite base militaire. Autrefois, y vivaient deux familles, des descendants de pêcheurs finlandais qui s’étaient installés sur l’île. Il y avait une trentaine de résidents permanents et même une petite école pour les plus jeunes. Un homme se souvient qu’il allait au collège en bateau à moteur l’été, et à pied sur la glace l’hiver. Une autre dame nous a raconté qu’elle était née sur l’île et qu’elle y avait vécu jusqu’à l’âge de six ans. Elle se rappelait son enfance heureuse sur l’île et ne rêvait que d’une chose, d’y retourner y habiter un jour. Aujourd’hui, beaucoup d’habitants de Neeme, sont les descendants de ces deux familles originaires de Rammu.
enterrement Rammu
Voici une image d’archives (merci Cécile !) Qui montre un enterrement sur l’Ile, avant 1952.

Nous sommes allés sur l’île, avec Margus, le pasteur et d’autres habitants des villages des environs justement, pour commémorer les pêcheurs enterrés dans le cimetière de l’île. Une fois arrivés sur place, nous avons essayé de nous sécher du mieux possible, certains ont dû se promener en sous-vêtements ou en serviette de bain toute la journée. Un petit tour au sauna d’une des maisons de l’île a bien aidé à nous réchauffer.

Nous avons pique-niqué sur l’île en profitant du spectacle des différents oiseaux autour de nous, puis nous sommes montés en haut d’une ancienne tour soviétique rouillée pour avoir une meilleure vue de l’île. On apercevait même la silhouette de Tallinn au loin. Nous nous sentions comme Robinson Crusoé, à la découverte de cette terre abandonnée.

Nous avons terminé par la petite cérémonie dans le cimetière et nous sommes rentrés avec le bateau en fin d’après-midi, mais cette fois-ci au sec et en 7 minutes seulement car la mer était calme. Ce bon air du large nous avait donné une faim de loup, nous avons donc improvisé un barbecue avec Silja, son fils Karl et Cécile, avant de rentrer à Tallinn. Quelle journée ! C’est bien dommage qu’Amélie n’ait pas pu être de la partie !


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