Formation d’arrivée dans Kõrvemaa

En fin de semaine dernière, nous avons de nouveau été invités par l’agence nationale du volontariat estonienne pour parler de notre expérience, en tant qu’ex-volontaires SVE. Cette nouvelle formation d’arrivée se déroulait dans la ferme de Leppoja dans la région de Kõrvemaa (une zone marécageuse au nord de l’Estonie que nous avions découvert l’an dernier grâce à nos amis André et Sirli) et réunissait des volontaires fraîchement arrivés ici. Nous étions ravis de participer à cette nouvelle formation, d’autant plus qu’étaient présents entre autres certains de nos nouveaux amis volontaires : Cécile et Thomas (français), Nvard (arménienne), et c’est toujours l’occasion de découvrir de nouvelles têtes !
Nous sommes arrivés aux alentours de midi sur le lieu de formation, et à peine installés notre hôte nous a donné un panier repas et une carte, car le reste de l’équipe était déjà parti en randonnée, et nous étions censés les retrouver pour manger avec eux au milieu des marais. Pour rajouter encore un peu plus de piment à l’aventure, il pleuvait, nos pataugions dans les marais, et les moustiques étaient de la partie. Cela ne nous a pas empêché de retrouver nos amis et de passer un bon moment avec eux, au contraire !
La formation s’est poursuivie au chaud, en fin de journée, autour de différents débats sur le volontariat. Puis, nous avons profité d’un excellent repas préparé par notre hôte avant de commencer notre présentation. Lors de ces formations, nous aimons évoquer notre expérience. Elle est assez spécifique, dans le sens où nous étions volontaires en pleine campagne, et également dans le domaine du patrimoine et de l’environnement, ce qui est assez rare, du moins en Estonie, la plupart des projets étant le plus souvent à caractère social ou liés à l’éducation.
Nous essayons du mieux possible de faire prendre conscience aux nouveaux volontaires de l’importance de s’intégrer pleinement au sein de la population locale. Nous leur donnons quelques petits conseils : comme “ne jamais dire non à la première invitation”, mais aussi quelques clés pour essayer de percer le mystère du caractère des estoniens. Comme nous l’avons déjà sûrement mentionné dans ce blog, les estoniens peuvent paraître un peu froids et distants au premier abord, mais dès qu’on sait dépasser cette apparence trompeuse, en commençant par parler ne serait ce que quelques mots d’estonien avec eux, ils vous accueillent vraiment à bras ouverts.
L’amitié se mérite peut être plus difficilement que dans d’autres pays occidentaux, mais elle est plus durable. Les promesses estoniennes, ne sont pas des paroles en l’air, et les gestes comptent ici plus que les paroles. Autre chose encore, si en France on aurait tendance pour demander un service à quelqu’un par commencer à prendre de ses nouvelles, l’estonien ira droit au but.
A l’inverse, pour inviter quelqu’un, nous avons remarqué que nos amis estoniens passeront par une question banale comme “Que faites vous ce week-end?” ou encore “Qu’avez vous prévu cette après-midi?”. Et là où l’on aurait tendance chez nous à essayer de chercher n’importe quoi pour ne pas avouer qu’on ne fait rien de spécial. Il faut au contraire ne pas hésiter à dire que l’on n’a rien de prévu, car c’est à ce moment là seulement que l’estonien lancera son invitation. S’il sent que l’on est déjà occupé par autre chose, il passera à autre chose, par peur de déranger nos plans.
Voilà, nous espérons à chaque fois, que notre témoignage, facilitera les rencontres et les découvertes des futurs volontaires. Nous ne pensons en aucun cas être un modèle, mais nous savons que c’est en mentionnant ces différents points de notre expérience que certaines personnes réaliseront à quel point s’investir complètement dans son volontariat, mais aussi en dehors dans sa vie de tous les jours, est indispensable pour le ou la vivre pleinement.
