Nord de l'Estonie18 September, 2008 8:56 pm

gare paldiski

La semaine dernière, nous nous sommes rendus pour la première fois et en compagnie de Maude, à Paldiski, une ville portuaire célèbre pour avoir été une ancienne base nucléaire soviétique. Nous avions décidé de nous y rendre en train. Une fois sur place, nous avons marché en direction du centre de la ville, passant entre les baraquements plus ou moins bien restaurés. On sent que l’effort pour rendre la ville plus attractive est bien là, mais qu’il est encore trop récent.

En chemin, nous demandons notre route à un passant, Olav, qui nous raconte finalement toute son histoire. Il est comme la plupart des gens ici russophone, mais il parle également estonien, nous arrivons donc à nous comprendre par ce biais-là. Il semble en tous cas très fier de nous faire visiter sa ville, et quoi de mieux qu’un habitant pour nous renseigner sur la vie d’ici. Il nous emmène finalement jusqu’à la statue d’un sculpteur estonien Amandus Adamson, originaire du coin, puis jusqu’à la mairie. Nous lui demandons si il nous conseille la taverne que nous avons repéré à quelques pas de là ; il nous répond simplement “Pas de problème, pas de criminels là-bas”, cela sous entend il qu’il y en aurait autre part ? Mystère…

Nous nous retrouvons donc, après avoir déniché un dossier de projet financé par l’Union Européenne de réintégration durable des anciens lieux militaires à la mairie, à une des tables de la taverne, dégustant des soupes assez relevées, et écoutant les serveuses discuter en russe, essayant de nous rappeler les quelques mots que nous connaissons dans cette langue (Kakoi cauchemard !)…

Finalement, après avoir repris des forces, nous décidons dans un premier temps d’aller visiter le musée de la ville, enfin pour ainsi dire deux petites salles cachées au détour d’un couloir d’un vieil immeuble. Le responsable du musée ne parle que russe, pas un mot d’estonien, et seuls quelques panneaux sont traduits en anglais, ce qui ne nous empêchera pas de comprendre que ce lieu est totalement dédié à la gloire de l’époque soviétique. Des costumes de militaires, des statues de Pierre le Grand, des livres sur Staline ou Lénine, trônent en apparence un peu partout dans le musée, alors que les drapeaux estoniens, d’habitude flottant à l’entrée, sont ici placés au fond, derrière une vieille armoire.

vue forteresse

Avant de rentrer prendre notre train retour pour Tallinn, nous avons vagabondé à travers les terrains vagues et les vieux garages pour arriver jusqu’à la citadelle, marquée sur notre carte comme point d’intérêt touristique, mais à priori le lieu n’est pas véritablement mis en valeur pour l’instant. Une belle journée de découverte donc, sous un beau soleil, malgré le froid perçant.

Traditions et coutumes17 September, 2008 10:15 pm

Pendant le séjour de Maude, nous avons également participé à des danses traditionnelles. Nous étions en septembre, c’était donc la reprise de la saison, après la coupure habituelle de l’été, pendant laquelle la plupart des musiciens et danseurs sont pris par différents festivals un peu partout dans le pays. Nous étions donc ravis de pouvoir nous adonner à nouveau aux pas de danses estoniens avec plus ou moins de réussite ! Vous pouvez notamment assister sur la vidéo à une petite démonstration, apercevoir Maude et Jonathan, et bien rigoler si vous avez de bons yeux devant une chute mémorable !


Les îles estoniennes16 September, 2008 10:20 pm

notre ferme sur Hiiumaa

Le premier week-end de septembre, nous avons décidé d’aller visiter l’île d’Hiiumaa. C’était entre autres, l’occasion de fêter l’arrivée de Maude, une amie de France rencontrée pendant notre BTS, et de célébrer mon anniversaire.

Nous avions réservé deux nuits dans une ferme touristique au sud de l’île. Notre hôte Margit est venue nous chercher à la gare de bus, et nous avait préparé un bon sauna pour notre première soirée sur l’île. Nous avons passé une excellente nuit dans la petite maison traditionnelle au décor rétro qui nous était réservée , et malgré les centaines de moustiques qui nous tenaient compagnie dans la chambre, nous avons dormi comme des loirs.

Mystère au réveil aucune piqûre, les moustiques de l’île seraient-ils végétariens? Le petit-déjeuner maison copieux (porridge, jus de pomme et confiture de prune maison, poissons marinés, pain noir, charcuterie, et fromage), a été bien apprécié, et nous étions tellement affamés que nous avons même terminé celui de la table voisine.

Puis armés de nos manteaux contre la pluie qui ne s’arrêtait décidément pas, nous avons enfourché les vélos soviétiques (pas de vitesse et pas de frein : rétropédalage et mollets solides obligatoires !) que Margit avait mis gentiment à notre disposition. Nous avons commencé la découverte de la partie sud de l’île, par une petite halte jusqu’à la péninsule, en chemin initiation de Maude à la balançoire traditionnelle.

Nous avons poursuivi notre route, nous nous sommes arrêté au petit musée et avons pris quelques photos auprès du géant local Leiger qui aurait essayé dit la légende de relier par un pont en pierre l’île d’Hiiumaa à celle de Saaremaa où vivaient certains de ses compatriotes. C’est de là d’où vient le nom de l’île Hiiu en estonien signifiant géant.

Un petit détour par une fabrique de laine, ferme collective sous l’époque soviétique, c’est à présent une petite entreprise familiale. Une gentille dame nous y accueille chaleureusement, et nous présente les différentes machines.

Notre mission sur l’île, consistait également à rencontrer des responsables de sauna-bus que nous aimerions faire venir à Lille en avril 2009, dans le cadre de Lille 3000 sur le thème de l’Europe XXL. Mission accomplie, je crois, les personnes que nous avons rencontrées là-bas semblaient motivées par le projet.

Le lendemain, pour rentrer au port d’Heltermaa, où nous devions reprendre le bateau et rentrer ensuite sur Tallinn, nous avons pu tester l’autostop qui marche particulièrement bien sur l’île, ce qui nous a permis de faire de belles rencontres.

Pour résumer notre petit séjour qui a été quand même bien pluvieux, l’île d’Hiiumaa mérite vraiment le détour. Moins touristique et encore beaucoup plus nature que Saaremaa, il est très agréable de s’y promener et particulièrement en vélo. L’île est particulièrement bien préservée, le lieu est propice à l’observation des oiseaux. Et les différents pommiers qui longent les chemins sont parfaits pour les petits creux en route.