Le SVE, Actualités18 August, 2009 2:25 pm

Le lendemain de notre passage sur RTL, nous avons également été interviewé par une personne du site internet “les Euronautes”, un site aidant a faire connaitre les différent programmes de mobilité, et centraliser les informations sur les différentes initiatives “des jeunes qui bougent en Europe”. C’est un site relativement nouveau, commandé par la commission européenne et qui a le mérite d’avoir une équipe dynamique derrière, avec de bonnes idées.

A part deux immenses portraits de nous sur la page d’accueil, qui ne nous mettent en valeur que moyennement, la synthèse de l’interview d’une heure, que nous avons faite à l’ambassade d’Estonie (qui ont très gentiment accepté de nous accueillir pour l’occasion) est vraiment bien faite c’est pourquoi, nous vous en proposons une copie ici sur notre blog. N’hésitez pas cependant à aller voir leur site qui est très complet.

Euronautes

Amélie et Jonathan, SVE en Estonie
(13/08/2009)

Amélie et Jonathan ont effectué un Service Volontaire européen (SVE) en Estonie, dans la réserve archéologique de Rebala. Séduits par ce programme européen trop peu connu et désormais amoureux du pays, ils nous font aujourd’hui partager leur expérience…

Au départ, l’idée vient d’une amie d’Amélie, qui lui vante les mérites du Service volontaire européen qu’elle vient d’effectuer en Slovaquie. L’idée mûrit, et notre couple se retrouve à Rebala pour une période de 8 mois, à 30 km de Tallinn (la capitale de l’Estonie), dans un petit village de 200 habitants… “la meilleure façon de découvrir l’Estonie”, selon Amélie, qui a particulièrement apprécié “le contact avec les habitants au milieu de la campagne estonienne”. L’Estonie, pays qu’ils ne connaissaient absolument pas avant de partir et qu’ils avaient choisi, leur est devenu “très cher”.

Voir la vidéo (2′19) :

Comme volontaires, Amélie et Jonathan, âgés de 22 et 23 ans, se sont ainsi occupés du musée archéologique de Rebala (dont ils ont “doublé l’effectif”!) et ont participé à des fouilles pour trouver, à défaut d’objets de l’âge de bronze, des poteries vikings

Un programme “ouvert à tous les jeunes”

Comme l’explique Amélie, le SVE est ouvert à tous les “jeunes” de 18 à 30 ans. Aucune compétence ou diplôme particulier ne sont exigés, ni même dans les langues. Amélie a été obligée d’apprendre l’Anglais sur place, elle qui ne le parlait pas. Quant à l’Estonien, c’est dans les situations “d’urgence” qu’on l’apprend le mieux !

Voir la vidéo (2′22) :

Selon Amélie, les démarches sont finalement assez rapides, même si le plus dur est d’attendre les réponses positives : au moins 3 mois se sont écoulés avant qu’enfin l’une de leurs 40 candidatures soit acceptée !

Il faut donc tout d’abord “trouver une agence d’envoi dans sa région française d’origine”, qui aide à faire les démarches et à remplir les papiers administratifs. Deuxième étape : chercher un projet dans l’ “énorme” base de données, et…postuler. Les domaines sont très larges : cela va de l’aide aux jeunes en difficulté à la sauvegarde du patrimoine, en passant par l’environnement ou la santé… Puis, envoyer sa lettre de motivation (en anglais ou, encore mieux, dans la langue du pays). Une fois la réponse positive reçue, quelques dossiers administratifs à remplir (entre l’organisation de départ et l’organisation d’accueil), et le volontariat est lancé !

“Une expérience à vivre”

Pour Jonathan, le SVE c’est un programme vraiment à part, une expérience vraiment à vivre, avec un début et une fin. Au contraire d’un programme comme Erasmus par exemple, le volontariat, c’est de l’ “éducation non formelle”. On apprend et on développe alors beaucoup de choses, “dans les contacts humains mais aussi dans les techniques qu’on va apprendre (même si “construire un mur de pierre” ne sert pas forcément tous les jours). Jonathan y a surtout appris à “avoir confiance en soi”, “travailler en équipe”, ce qui permet au final d’être “plus solide”.

Voir la vidéo (3′13) :

Plus encore, le SVE peut forger un citoyen européen (”on ne nait pas citoyen européen !”, rappelle Jonathan). “On s’est rendu compte que, par la suite, on pouvait tous continuer à développer des projets à petite échelle, sans organisation derrière, et devenir des citoyens actifs. Ca ne tient qu’à nous, et on n’y pense pas forcément avant de partir”.

Malheureusement pour Amélie et Jonathan, on ne peut faire qu’un SVE… mais rien n’empêche ensuite, comme ils l’ont fait, de retourner travailler dans l’organisation ou le pays d’accueil. Sans aucun doute, Jonathan “le referait”, et conseille à tous ses amis de le faire.

Et financièrement ? En théorie, le SVE ne coûte pas “un centime” au volontaire, nourri logé blanchi, et qui perçoit même un peu d’argent de poche. Après, il serait dommage de ne pas en profiter pour voyager et découvrir le pays… et nos deux volontaires ne s’en sont pas privés !

Voir la vidéo
(3′39) :


Le SVE, ce n’est pas Erasmus

Pour Amélie, forcément, le SVE représente une coupure dans les études. De leur côté, ça a plutôt été “une passerelle” entre leurs études et la vie active. Mais attention, ce n’est pas un travail, il s’agit bien de volontariat… et paradoxalement, on peut avoir du coup envie de s’y investir beaucoup plus ! Amélie confirme alors que le volontariat, “ça n’a rien à voir avec les études, c’est pour soi, on apprend au contact des gens, des choses qu’on n’apprendrait pas ailleurs”. Dans tous les cas, ce n’est certainement pas une perte de temps…

voir vidéo (0:56 qui n’est pas sur leur site celle-ci)

A la différence du voyage touristique, continue Amélie, le SVE permet de vraiment rencontrer les gens, de prendre le temps de voir toutes les saisons, d’apprécier chaque moment, de découvrir la nourriture, les traditions… Le SVE, c’est aussi très différent d’Erasmus : éavec Erasmus, on reste plus ou moins toujours en contact avec des Français ou des étrangers, sans entrer en contact avec la population locale”. Avec un SVE, rien de tel, on n’est obligé de rencontrer la population et de dialoguer avec elle, surtout lorsqu’on est perdu en pleine campagne (d’autres SVE à Tallinn n’ont pas toujours vécu la même chose).

Quant à la langue, on peut très bien se débrouiller en Anglais, d’autant que l’Estonien est une langue “compliquée, avec 14 déclinaisons”. Mais quand on connaît un peu la culture et l’histoire estonienne, on comprend mieux l’importance d’apprendre la langue, pilier de la culture estonienne. Dès lors, les portes s’ouvrent plus facilement, les amis se font plus nombreux… Même si Amélie et Jonathan ne parlent toujours pas “parfaitement” l’Estonien, savoir se faire comprendre dans la langue du pays “reste d’une grande utilité”, surtout pour une personne qui reste longtemps.

D’ailleurs, si tous les volontaires partent pour des raisons différentes, améliorer la langue reste une motivation fréquente. Alors, pourquoi ne pas plutôt se rabattre sur l’Angleterre, l’Allemagne, l’Espagne ou l’Italie ? D’après Jonathan, il y a déjà le fait que “ces projets sont parfois plus difficiles à trouver”. De plus, ces pays contrastent moins avec la France, donc “pourquoi pas partir à l’opposé (géographique, mais aussi culturel et linguistique) de ce qu’on connaît ?”. Quant à l’Anglais, Jonathan et Amélie l’ont également appris en Estonie (notamment parce que les cours étaient donnés de l’anglais à l’estonien) : on développe des facultés impressionnantes “lorsqu’il s’agit de la survie !”, contrairement peut-être à l’Angleterre où l’on rencontre beaucoup plus souvent des Français.

Quelques Bons plans pour finir…

Pour aller en Estonie, pays que peu de gens (notamment Français) connaissent, Amélie conseille bien sûr d’y rester plus de 3 heures, comme le font ceux qui pratiquent le tourisme de croisière, très développé dans les pays baltes. D’autres passent 3 jours dans chacun des pays baltes, ce qui selon Amélie ne permet pas de “voir les différences” entre les trois… Au contraire, on doit aller dans ce pays “authentique”, où les gens sont “humains” et “généreux”, non pas pour le soleil (!), mais pour découvrir la nature et respirer, se balader des heures sur l’une des 1500 îles du pays sans voir personne, et peut-être croiser des élans ou des ours… Au niveau culturel également, l’Estonie vaut le coup : le festival de chant “Laulupidu” rassemble tous les étés 30 000 Estoniens. En Estonie, termine Amélie, “les traditions sont vivantes, et pas enfermées dans des musées comme en France”.

Le SVE, Actualités, France-Estonie10 August, 2009 6:23 pm

RTL destination ailleurs Estonie

Lundi 10 Août 2009, 14h, Amélie est passée sur RTL dans l’émission de Sébastien Folin (qui présente la météo) et de Jean-Sébastien Petitdemange (rédacteur au Guide du Routard). Le concept de l’émission est de faire une présentation de chaque pays en mettant en valeur ses attraits touristiques, puis de donner la parole à des français ayant vécu là-bas.

C’était l’occasion pour nous de faire découvrir ou du moins donner envie à un plus large public d’en apprendre plus sur l’Estonie “ce petit pays méconnu” comme le décrit l’émission. A travers divers sujets, comme la gastronomie, les paysages, l’accueil des habitants, la langue et ses traditions, nous avons, (malgré le temps réduit), essayé de promouvoir l’Estonie aussi bien que nous le pouvions. Cela nous a également permis d’évoquer le Service Volontaire Européen, en espérant que parmi les auditeurs d’RTL, certains voudront en savoir plus et se renseigneront plus en détails par la suite…

On espère que vous avez pu suivre l’émission, autrement, vous pouvez la (ré)écouter en cliquant ici !