Cette semaine il y avait le vernissage d’une exposition consacrée à la Voie Balte (Balti Tee) cette immense chaine humaine qui a relié Tallinn à Vilnius le 23 Août 1989. Pour fêter les 20 ans de cet évènement phare de la lutte (non-violente) pour l’indépendance des trois pays Baltes, cette exposition montre des photos ainsi qu’un film de l’époque expliquant l’organisation et le rôle qu’a pu jouer la radio pour créer cette chaine humaine de 600km.
Si cette exposition vous intéresse, voici l’adresse de la galerie où se déroule cette exposition, du 14 Septembre au 2 Octobre 2009
31, rue du Pont Neuf, 75001 Paris
Ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h
Pour plus d’informations : Tél : 01 42 21 06 93 / www.lepontneuf.asso.fr
ça faisait longtemps que je voulais faire cet article, pour présenter ce que nous faisons et vivons plusieurs fois par semaine.
Les croisières constituent la majorité du tourisme à Tallinn et l’impact qu’elles ont sur la ville est immense, que ça soit pour les magasins de souvenirs qui s’arrachent les groupes et qui tentent de séduire par divers procédés les guides comme nous. Café offert, réductions pour le groupe, harcèlement… pour rester neutre c’est pas forcément évident, mais on s’efforce de dire que toutes les boutiques se valent plus ou moins, pour ne pas qu’ils tombent dans des pièges à touristes.
Normalement nos groupes vont de 20 à 40 personnes maximum, mais comme la demande est considérablement supérieure à l’offre (2600 touristes dans le Costa Méditerranéa que l’on voit dans la vidéo, pour 45 guides seulement) forcément, on charge les effectifs et ils refusent même du monde. On a donc régulièrement des groupes de 46 personnes ce qui fait beaucoup à guider pendant 4 heures, voire plus (le maximum est 7h).
Amélie fait des visites en français et moi les espagnols et quelques groupes anglophones, mais comme il y a beaucoup de guides estoniens qui parlent très bien l’anglais et peu l’espagnol, du coup c’est devenu ma spécialité.
On a tous le même circuit, ce qui créé des bouchons dans la petite ville médiévale de Tallinn. Une heure plus tard, c’est complètement désert, mais les visiteurs nous demandent si “c’est toujours comme ça?!”. En fait, l’Estonie n’est pas un pays qui attire vraiment le tourisme de masse, comme on pourrait le croire sur la vidéo, mais si il y a un endroit dans tout le pays qui est touristique, c’est bien là. Le reste… on demande beaucoup d’imagination au touriste, ce sont de grands espaces vierges, avec des paysages immenses, mais ça, ils ne le verront pas.
Plus de détails dans la vidéo, je vous laisse apprécier (musique du film “Pirates de Caraibes”).
Voilà, ca fait un petit bout de temps que l’on avait pas écrit sur ce blog, nous nous en excusons mais c’était pour la bonne cause. Nous étions en pleine recherche d’appartement, et donc nous n’avions pas accès à internet pendant tout ce temps. Hormis bien sûr dans la vieille ville où la plupart des lieux publics sont en Wifi, mais comme il a fait assez frais ces derniers temps, nous ne restions jamais très longtemps dehors, ou juste assez pour consulter nos e-mails.
Après avoir visité une petite dizaine d’appartements, complètement différents les uns des autres, nous avons opté pour celui-ci, autant pour son cadre, que pour l’équipement, mais aussi et surtout pour sa situation. Nous nous trouvons juste à la limite de la vieille ville, dans un quartier calme aux pieds de la muraille. Nous avons donc les avantages d’être tout près de tout (aussi bien de la gare de train Baltijaam, d’un arrêt de tramway, d’un supermarché, mais aussi du JaamaTurg, le marché de la gare, tout près de notre futur lieu de rendez-vous pour le travail, le port où nous irons accueillir les touristes, des cafés et des restaurants), sans les inconvénients. Bref c’est vraiment l’idéal !
En tous cas, à présent nous sommes devenus experts en prise de rendez vous en estonien, et aussi en négociation. Une fois installés, nous avons dû aménager un petit peu mieux tout ça : ustensiles de cuisine, draps, etc… Et maintenant on s’y sent vraiment bien !
Bon bien sûr il y a eu quelques difficultés, bancaires d’abord avec le transfert international qui se faisait attendre, et les propriétaires qui se demandaient si on allait finir par payer, puis avec l’installation d’internet, car la dame de l’agence nous avait fait acheter sans que nous ne l’ayons demandé les différentes chaînes du cable et du satellite et alors que nous n’avions même pas la télévision. Mais tout est rentré dans l’ordre à présent. Ca fait du bien d’avoir un chez soi, et nous sommes ravis de notre choix d’appartement !
Une autre chose qui nous amuse beaucoup également lorsque l’on se rend à Tallinn, c’est d’essayer de déchiffrer les panneaux publicitaires. Nous y arrivons plutôt bien, et nous apprécions leur humour et leur créativité. Les affiches de promotion des festivals ou des villes par exemple sont particulièrement bien pensées. Les estoniens semblent être de très bons graphistes. Ils font même des campagnes publicitaires pour promouvoir les fraises ! Les panneaux routiers sont parfois surprenants, ce qui nous fait beaucoup rire. Amusant aussi, de voir les affiches de cinéma, avec les noms des films traduits en estonien : ca donne “shrek kolmas” ou “ocean kolmteist”, pas mal !
Voici un petit montage sur les tramways de Tallinn, cela faisait un moment que nous avions eu l’idée de le réaliser. Mais cela nous a pris plus de temps que prévu de prendre chaque tram en photo. Il faut dire qu’il y en a vraiment énormément de différents, d’ailleurs ils doivent probablement en créer régulièrement de nouveaux… Nous avons nos petits préférés, mais ils sont tous plus ou moins colorés ce qui apporte beaucoup de gaieté à la ville. Les tickets, sont également colorés, ils coutent 8 kroon 50 en carnet de 10 (un peu plus cher si c’est directement au conducteur), et il faut les oblitérer dans d’anciennes machines qui font des trous en fonction de la ligne empruntée (et oui tous ne sont pas encore équipés de machines automatiques qui fonctionnent !).
Voici une vidéo que nous aimerions partager avec vous. En nous rendant à l’école à Loo, pour notre cours d’estonien, nous voyons souvent ces trains surprenants par leur longueur. Ils transportent sans doute du pétrole en provenance de Russie. Impressionnant, surtout qu’ils sont assez lents, donc ca nous paraît vraiment interminable. Faites comme les vaches (ou comme nous), prenez le temps de regarder passer le train !
Ce matin, vendredi 27 avril, Margit et Merle a leur arrivée au musée, nous ont tout de suite montré le journal.
En effet, hier soir, une personne a été tuée et 43 autres blessées à Tallinn dans des affrontements avec la police. Les manifestants protestaient contre le déplacement d’un mémorial de l’Armée rouge. Ce monument à la mémoire des soldats soviétiques a été transféré dans la nuit du centre de Tallinn vers un cimetière.
L’ouvrage de bronze, haut de deux mètres et enchâssé dans un mur en béton, représente un soldat de l’Armée rouge durant la Seconde Guerre mondiale. Le gouvernement estonien affirme que ce monument contribue à perturber l’ordre public en favorisant les rassemblements de nationalistes estoniens ou russes. L’actuel président, s’était meme engagé a régler le problème de cette statue lors des dernières élections.
Des manifestants issus en majorité de la communauté russophone (représentant environ 300.000 des 1,3 million d’habitants) se sont livrés à des actes de vandalisme et de pillage. Les émeutiers ont brisé des vitrines et des fenêtres d’immeubles résidentiels ou de bureaux. Des voitures ont été retournées et des incendies se sont déclarés.
L’état estonien a fait état de 44 manifestants et de 13 policiers blessés. Il a annoncé 300 arrestations. Il s’agit des pires scènes de violences constatées dans le pays depuis le retour à l’indépendance de l’Estonie en 1991.
Le Conseil de la Fédération, chambre haute du parlement russe, a quant a elle, demandé au président Vladimir Poutine de rompre les relations avec l’Estonie tandis que le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avertissait que Moscou comptait “prendre des mesures sérieuses” contre Tallinn. La Russie, qui entretient des relations tendues avec l’Estonie depuis que celle-ci a proclamé en 1991 son indépendance l’Union soviétique, a qualifié le déplacement de la statue d’affront fait aux soldats ayant vaincu le nazisme. Il faut dire que le moment était peut etre mal choisi pour débattre du devenir de cette statue : juste avant les commémorations de la fin de la Seconde Guerre mondiale, le 9 mai en Russie.
Mais rassurez-vous, le calme était revenu ce matin dans la capitale, et de notre coté nous n’avons pas ressenti ces violences ici a Jõelähtme, mis a part a travers les reportages sur notre télevision (voir video ci dessus).
Chers compatriotes,
En ce jour d’elections présidentielles en France, nous voulions vous montrer comment sont présentées celles-ci au journal télévisé estonien. Malheureusement, pas de résultats en avance, du moins, on a rien compris qui puisse l’indiquer… en tous cas, les estoniens doivent bien rigoler, car eux, votent déjà par internet, alors nous et nos quelques machines à voter…
L’Estonie est bordée au nord par le golfe de Finlande, à l’est par la Russie, au sud par la Lettonie et, à l’ouest, par la mer Baltique. L’Estonie possède 1 520 petites îles ; les deux plus vastes, Saaremaa et Hiiumaa, séparent le golfe de Riga de la mer Baltique.
C’est un pays de plaines basses et de collines, parsemé de nombreux lacs et cours d’eau. L’altitude moyenne est d’environ 50 m, le point culminant du pays n’atteignant que 318 m. Le littoral, rocheux, est long d’environ 3 794 km. Les marécages et les lacs couvrent plus de 25% du territoire. Les deux lacs les plus importants sont le lac Peïpous sur la frontière orientale et le lac Võrts-Järv dans le centre sud du pays, qui à eux deux représentent près des quatre cinquièmes de la surface lacustre totale.
Le climat est de type continental, tempéré par les influences maritimes. Les précipitations sont modérées avec une pluviométrie moyenne annuelle qui varie entre 500 et 700 mm.
Le bleu pour : le ciel, les lacs et la mer, ainsi que la loyauté
Le noir pour : l’oppression passée, la couleur de la terre natale
Le blanc pour : le combat pour la liberté, la vertu, la recherche du bonheur
Il apparaît comme le drapeau de l’association d’étudiants au sein de l’université de Tartu dès 1881. Rapidement associé au nationalisme estonien, il est utilisé comme drapeau national dès la proclamation de l’indépendance, en 1918. À la fin de la Seconde Guerre Mondiale, l’Estonie a nouveau été occupée et annexée cette fois-ci par l’URSS. Officiellement, il est adopté comme drapeau national peu après le rétablissement de l’indépendance le 20 août 1991(il y a seulement 16 ans !)lorsque le régime soviétique se morcela.
(cliquez sur le drapeau pour entendre l’hymne national !)