Voilà quelques jours que nous sommes rentrés d’Estonie. Le voyage du retour s’est bien passé, nous avons même eu une drôle de surprise à l’aéroport de Copenhague où nous avons fait escale : Irja une de nos amies de Joelahtme était là, de retour du Japon. C’est comme si l’Estonie voulait nous dire un dernier au revoir…
Nous voilà donc à nouveau en famille. Cela nous fait tout bizarre d’écouter tout le monde parler français autour de nous, on a l’impression d’entendre toutes les pensées des gens.
L’Estonie nous manque déjà, mais d’un autre côté nous sommes contents de retrouver la France, nos familles, nos amis, nos petites habitudes d’avant…
Nous tenions à vous remercier tous, nos amis estoniens qui nous ont si chaleureusement accueillis, nos amis volontaires avec qui nous avons passé de bons moments, nos familles et nos amis français qui nous ont soutenu et ont suivi nos aventures, nos rencontres via le blog qui nous a servi de plate forme d’échanges sur l’Estonie. Bref à tout le monde un GRAND MERCI, SUUR AITÄH, THANK YOU VERY MUCH !!! Nous vous souhaitons de joyeuses fêtes de fin d’année et une très bonne année 2008!
Nous ne retiendrons de cette expérience que de belles choses, alors n’hésitez pas faites comme nous, faites un SVE et partez en Estonie!!!
Alors que nous bouclons nos bagages pour retourner en France, Silja, notre amie qui nous a fait découvrir tant de choses, des danses estoniennes aux chants de chorale, a voulu nous remercier pour tout le travail que l’on a fait pour la communauté et pour la Réserve de Rebala, ainsi que de nous être impliqué dans des évènements locaux. Elle a rédigé un article, publié en première page du journal communal dans lequel elle décline nos noms en estonien, évoque le CD-Rom et aussi les bons moments que l’on a passé. Cela nous a beaucoup touché, et aussi un peu flatté, car même si la télé s’était interessé à notre projet, nous étions passé inaperçu du journal local, très lu par tous les habitants.
Cette petite gloire, fut aussi suivie, ce mardi, par un remerciement modeste de la part du Maire de Jõelähtme (que nous avons rencontré pour la première fois) pour notre travail. C’était un repas de fin d’année que la ville a organisé au golf, après un concert donné à l’église. Le voici donc à gauche sur la photo (ci-dessous) accompagné des chanteurs.
Nous avons donc vu Margus, Silja, Merle et Meelis pour la dernière fois (cette année) et dire au revoir n’est pas toujours facile quand on a partagé tant de choses, mais nous leur avons fait la promesse de revenir aussi tôt que nous le pourrons.
A peine rentrés de notre petit voyage dans les pays baltes, que nous avons assisté à une représentation du “Casse Noisette” ou, en estonien, le “Pahklipureja”de Tchaikovski, un ballet très aprécié à l’époque de Noël. C’était quelque chose que nous avions voulu faire depuis longtemps, parfait pour nous mettre dans l’esprit des fêtes de fin d’année, mais aussi, nous voulions accompagner Lee, notre amie volontaire portugaise, pour qui c’était la dernière soirée à Tallinn.
L’opéra Estonia était plein d’enfants, venus par classes entières, et habillés comme pour un mariage, avec costume trois pièces et noeud papillon pour les garçons, mini jupe, talon, boucles d’oreille, sac et maquillage pour ces petites d’à peine dix ans. Un choc générationel (ou culturel) pour nous. La représentation était très bonne, malgré un faux départ. L’orchestre jouait à merveille, et les danseurs ont réussi à nous emmener dans leur univers magique sans que nous nous rendions compte du temps passé. Apparemment selon Lee, qui commença dans ses études de journaliste par faire des critiques de danse, le danseur principal ne savait pas “tomber” à la réception de ses sauts, mais pour nous, novices, on ne vit que la grâce, la légereté des mouvement et la fragilité de ces danseuses en tutu. Un beau spectacle de Noël en tous cas, qui m’a rappellé des souvenirs d’enfance où petit, on m’avait emmené voir ce ballet avec mes grandparents…
(pour écouter un extrait musical, cliquez sur l’image ci-dessus !)
Nous avons tout d’abord pris un bus jusqu’à Kaunas. Nous y sommes arrivés en début de soirée, et les gens à la gare de bus avaient l’air surpris de nous voir débarquer dans leur ville à cette heure là, alors qu’il faisait déjà nuit. Nous avons pris un trolley pour nous rendre dans la vieille ville. Bêtement, nous n’avions pas réservé notre nuit, que nous avions prévu de passer dans une petite pension tenue par l’église lituanienne et comme c’était dimanche soir, celle-ci était fermée. Nous avons dû nous rabattre sur un hôtel plus moderne, avec beaucoup moins de charme. Mais nous n’allions pas nous laisser abattre pour autant, comme souvent pour mieux apprécier une ville, nous sommes allés manger dans un bon restaurant traditionnel, où nous nous sommes régalés avec des zeppelins, sorte d’énormes ballons de rugby en pomme de terre fourrés à la viande (je peux vous dire que ca tient au corps!) et du jus de pomme au cumin (surprenant mais délicieux!).
Le lendemain matin, nous avons visité la vieille ville, puis nous avons pris le train pour Vilnius. Nous avons pris deux jours pour visiter la ville, que nous avons particulièrement apprécié, encore davantage que Riga. Nous avons été nous perdre dans Uzupis, un quartier à dominante artistique de la capitale qui a proclamé son indépendance et créé une constitution qui lui est propre. Nous sommes également partis en excursion à Trakaï à une vingtaine de kilomètres, jolie petite ville située sur une péninsule entre deux lacs, particulièrement paisible en cette saison.
Comme vous le voyez, notre séjour dans les Pays Baltes nous a beaucoup plu, et nous a donné envie de revenir en été pour pouvoir les découvrir encore davantage!
La semaine dernière, nous sommes partis faire un petit voyage en Lettonie et en Lituanie, que nous n’avions pas encore pris le temps de découvrir.
Notre première étape a été la capitale : Riga. C’était impressionnant d’arriver dans cette grande ville, surtout de nuit. Les gens avaient l’air pressés, pas forcément très accueillants au premier abord. Mais après s’être baladé dans le joli centre ville, particulièrement mis en valeur par les lumières de Noël et appris quelques mots de lettons qui faisaient sourire les commerçants, nous nous sommes tout de suite sentis un peu plus à l’aise. Nous avons flâné dans le marché de Noël, goûté directement sans le savoir à la liqueur locale le balsam vendue sous le nom de remède des sorcières, assez spécial quand même. Et nous avons dégusté aux spécialités lettones dans un restaurant populaire. Le lendemain, nous avons continué notre visite de la ville, et avons été faire un tour dans l’énorme marché de la ville : des halles et des halles entières consacrées soit à la viande, au poisson (parfois vendu encore vivant), aux produits laitiers, bref il y en avait vraiment pour tous les goûts.
Puis nous avons pris le train jusqu’à Sigulda, joliment surnommée la Suisse Lettone. Malheureusement la neige n’était pas au rendez-vous pour que nous puissons profiter des joies des sports d’hiver qu’elle propose habituellement. Mais c’était quand même très agréable de découvrir la nature lettone. Nous avons voulu nous initier au bobsleigh mais après avoir marché pendant une bonne heure à travers bois, cherchant désespéremment l’accès à la piste, nous avons finalement vu que cela n’entrait pas dans notre budget de volontaire.
Le soir, nous nous sommes rendus au manoir de Krimulda, en haut de la colline voisine pour y passer la nuit comme prévu. C’était toute une aventure! Il a fallu prendre le dernier téléphérique à 16h, le responsable du téléphérique nous voyant descendre alors qu’il faisait déjà nuit nous a seulement dit “Good Luck” pas très rassurant tout ça. Effectivement quand on est arrivé au manoir nous avons trouvé porte close. Nous avons essayé de demander (en gestes!) à la tenancière de l’épicerie toute proche. Elle nous a juste conseillé de réessayer de sonner et d’insister. Deux dames ont fini par sortir leurs têtes par la fenêtre. Là aussi difficile d’expliquer que l’on a réservé une chambre, mais finalement elle nous ont laissé entrer. La chambre était gigantesque et digne d’un manoir, quasiment incroyable pour le prix. Nous avons discuté comme on pouvait avec les dames, moitié en russe, moitié en allemand, un peu en letton à l’aide de notre guide. Elle nous ont expliqué que c’était un centre de réhabilitation pour des enfants, mais qu’il n’y avait personne en cette période de l’année. Comme nous avions faim, nous sommes retournés voir notre amie de l’épicerie, mais sans rien pour faire cuire notre repas, nous avons passé notre dernière nuit lettone à manger des gâteaux, de la saucisse lettone, des snickers sur un plateau d’argent et en trinquant à la limonade dans des verres en cristal, tout ce qu’on avait pu trouver dans la petite boutique !
A mi-parcours de notre volontariat, nous avions eu l’idée de créer un CD-ROM pour rendre le musée de la réserve plus intéractif et attractif notamment pour les enfants et leurs familles.
Après avoir parlé de ce projet à nos responsables qui ont eu l’air enthousiastes, nous nous sommes mis pendant plus de six mois au travail, planchant entre autres sur des cartes interactives, des visites virtuelles, des jeux pour enfants, des films, des textes sur l’archéologie, sur l’histoire de la réserve, etc…
Finalement, nous arrivons à bout du projet, après y avoir apporté plusieurs modifications. Le CD-ROM en trois langues, français, estonien et anglais, a été confié à un imprimeur et voilà ce que ça donne. Nous sommes assez fiers du résultat et nous sommes ravis qu’il puisse faire son apparition prochainement dans l’exposition du musée.
Même si notre retour en France n’est prévu que le 19 décembre, et qu’il nous reste un peu de temps pour dire au revoir à tout le monde ici, nous avons organisé nos fêtes de départ la semaine dernière, avant notre petit périple en Lettonie et en Lituanie prévu pour cette semaine.
La première soirée a eu lieu avec nos amis de Jõelähtme et des environs, dans la nouvelle maison de Margit. Nous avions organisé un énorme buffet français, avec des quiches, des cakes, des gateaux, des tartes, du saucisson, des toasts à la tapenade, du fromage (un camembert trouvé ici et du directement envoyé de France par mes parents. Nous avions cuisiné toute la journée, finalement il y en avait beaucoup trop pour la petite dizaine de personnes présentes. Mais tout le monde avait l’air content de se retrouver pour cette petite soirée sympathique. Pour nous c’était l’occasion de remercier tout le monde pour leur accueil chaleureux dans le village.
La deuxième soirée était organisée pour les volontaires, nous avions loué un sauna privé et une salle dans un restaurant de Tallinn, c’était vraiment bien appréciable. Quasiment tous nos amis volontaires encore là étaient présents : des allemands, des georgiens, des français, des polonais, une portugaise, une ukrainienne, une espagnole. Bref une soirée entre volontaires comme on les aime! Ca va nous manquer…
Hier soir, nous avons donné avec nos amis de l’église et ceux de Kuusalu, un petit concert de chants de Noël à la maison de la culture de Mustamäe, un quartier à l’ouest de Tallinn. Nous avions déjà donné un concert similaire la veille à l’église de Jõelähtme. La plupart des chants étaient en estonien, quelques uns en anglais, a capella ou accompagnés des musiciens. Nous nous débrouillons assez bien et même si nous ne comprenons pas toujours tout ce que nous chantons, ça nous aide à améliorer notre prononciation. Les chansons choisies étaient particulièrement jolies, et ces chants sonnent vraiment bien en estonien. Tout le monde avait l’air ravi de participer à ce petit concert. C’était l’occasion également de faire connaissance avec les päkapikud (notre nouveau mot préféré en estonien) : les lutins estoniens qui viennent le premier jour de l’Avant.
Après ce concert, pour rester dans l’esprit de Noël, nous avons été flâner dans le Jõulu Turg (marché de Noël) de Tallinn où nous avions rendez-vous avec Thomas et deux autres volontaires français. C’est très joli, surtout avec la neige, les illuminations et les décorations de Noël. Une patinoire a également été installée, nous irons surement y faire un tour.
Tallinn s’est complétement métamorphosée depuis cet été, nous nous amusons maintenant à glisser dans la rue Pikk. La neige est bien présente, même si elle fond plus vite en ville que dans notre campagne. Un nombre impressionnant de pêcheurs ont pris d’assaut le lac Maardu à présent gelé et creuse la glace pour essayer d’attraper quelques poissons. Il ne fait pas encore trop froid, sauf quand le vent s’y met, enfin peut etre que l’on s’habitue progressivement au froid aussi. Par contre il fait nuit très tôt à partir de 15h, 15H30 à présent. L’hiver est bien là !
La semaine dernière, nous sommes allés à Sillamäe pour faire une présentation du Service Volontaire Européen à Sillamäe. L’association Vita nous l’avait proposé après le succès de celle à Narva Jõesuu et nous avions sauté sur l’occasion. Cette ville située à l’est du pays, sur la route qui mène à Narva, et la frontière russe, a été pendant longtemps interdite. Pendant la guerre froide, son nom était banni, et elle était sous surveillance constante du KGB. Rasée pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a été reconstruite dans les années 1950 sur un modèle staliniste nostalgique, de style néoclassique, et sa population est en grande majorité russophone.
Pour toutes ces raisons, nous avons vraiment été complétement dépaysés en allant là-bas, nous avions l’impression d’avoir franchi la frontière, tout était complétement différent de l’Estonie que nous connaissons. Probablement aussi qu’avec l’hiver, la neige sur le sol, les gens marchant au ralenti, complètement emitoufflés derrière leur chapka, cette impression de dépaysement était plus forte encore.
Nous sommes allés au collège lycée, le gümnaasium comme il l’appelle ici, accompagnés de nos amis de l’association Vita. Là-bas, nous avons été accueillis comme des princes. Tout le monde qui nous croisait dans les couloirs nous disait “bonjour” en français, comme si tous, les plus petits comme les plus grands avaient été prévenus de notre arrivée. Parfois, c’était pour eux la première fois qu’ils voyaient des français. Nous avons eu le droit à du café, de l’eau, des gateaux, des cadeaux (brochures de la région, médailles sportives de l’école, tout ce qu’ils ont pu trouver pour nous remercier d’être là).
Et nous avons revu avec plaisir Yelena, la fille qui nous avait ramené jusqu’à la porte à Narva Jõesuu. Cette dernière avait tellement apprécié notre première intervention qu’elle avait demandé à ses professeurs si elle pouvait nous inviter dans sa classe. Elle nous a vraiment émus lorsqu’elle nous a dit que nous avions changé sa vie, lui donnant l’envie d’apprendre (notamment l’anglais) pour pouvoir partir à l’étranger et pourquoi pas en SVE.
Nous avons donc présenté une nouvelle fois notre expérience, puis nous avons terminé la journée en discutant avec un club de jeunes et leur professeur de français qui veulent organiser un voyage en France. Nous allons les aider à trouver un lycée français et ainsi qu’ils puissent faire un échange. Puis quelques élèves nous ont raccompagnés gentiment jusqu’au bus, et nous avons pu discuter encore un peu avec eux tout le long du trajet. Ces rencontres sont toujours autant enrichissantes et nous donnent l’envie de promouvoir encore et encore le SVE.
Dernièrement, nous nous sommes rendus à l’école de Loo où nous avions pris nos cours d’estonien, pour aller parler de notre expérience SVE à des terminales, puis plus récemment à l’école de Kostivere pour faire une intervention davantage axée sur la citoyenneté à des collégiens cette fois pendant leur cours d’éducation civique. La première fois, nous avons même eu droit à un tableau de salle de classe mais équipé d’un dispositif relié à l’ordinateur permettant de cliquer simplement en pointant un stylo magique dessus ou même d’écrire à main levée par dessus le powerpoint et enregistrer les modifications à partir du tableau. La grande classe, vive l’E-stonie !
C’est toujours une bonne occasion pour nous d’aller à la rencontre de ces jeunes, de leur parler de la France, de répondre à leurs questions sur notre découverte de l’Estonie (sur ce qui nous plait ici, notre point de vue sur le conflit estonien-russe) de notre expérience en tant que volontaires.
Bref c’est toujours une expérience intéressante et qui nous permet de promouvoir ce beau programme qu’est le SVE !
Récemment, nous avons entamé, à la demande de Margit notre responsable, un nouveau projet. Maintenant, on ne sait pas comment on va réussir à finir le travail avec la neige mais au moins on aura déjà un peu avancé.
Ce projet consiste à recenser en prenant en photo toutes les croix du cimetière de Joelahtme et de relever leurs mesures. Ces croix sont pour certaines très anciennes, et il s’agit d’en garder une trace, comme élément de patrimoine local.
Pas évident de se repérer à l’aide du plan donné, et de s’y retrouver entre les croix qui ont disparu, celles qui ont été déplacées, ou qui sont en mauvais état.
Mais c’est un bon travail d’automne, quand le soleil est là et qu’il ne fait pas trop froid dehors. Les couleurs des feuilles entrelacées avec les croix en fer forgé ou en bois, c’est magnifique. Le cadre des cimetières estoniens est de toute façon beaucoup moins triste que celui des français, beaucoup plus boisé, parfois même en plein coeur de forêt.
Parfois, les habitants nous regardent d’un air étrange, et nous demandent ce que font deux étrangers en train de mesurer leurs tombes.
En début de semaine, nous sommes allés à Narva Jõesuu en compagnie de Marika de l’agence nationale estonienne qui nous l’avait proposé, pour faire la promotion du Service Volontaire Européen auprès de jeunes russophones de l’association Viita. Nous avions préparé un powerpoint sur notre expérience avec quelques photos. Marika a parlé en russe des informations générales sur le programme et nous sommes intervenus en anglais sur notre ressenti en tant que volontaires.
Les jeunes et leurs formateurs ont eu l’air très intéressés, impressionnés surement de voir des français débarquer comme cela pendant leur formation sur l’avenir professionnel. Ils n’avaient jamais entendu parler de cette opportunité qui s’offre à eux de partir à l’étranger sans frais et nous ont posé beaucoup de questions, peut être certains partiront ainsi en volontariat l’année prochaine, qui sait? En tous cas, ils nous ont réservé un accueil très chaleureux, nous donnant tout ce qu’ils pouvaient nous offrir : sourires, quelques mots de remerciements en français, ballons, dessins, etc. A la fin, nous sentions qu’ils n’avaient pas envie de nous voir partir, certains nous ont même raccompagné jusqu’à la porte !
C’était également l’occasion pour nous, de découvrir un autre coin de l’Estonie, une jolie station balnéaire (certes un peu vieillotte mais cela lui donne du charme) à la frontière avec la russie. Une bonne opportunité par ce beau soleil d’hiver, de nous promener sur la grande plage quasiment déserte, on se serait presque cru en vacances.
Vraiment, nous étions très heureux de pouvoir partager notre expérience qui touche bientôt à sa fin, et de donner envie à d’autres jeunes de faire comme nous. Ca valait bien les 8 heures aller-retour de transport! (complétement fou nous direz vous pour un si petit pays, mais le bus s’arrête dans toutes les petites gares, faisant parfois des pauses d’une bonne vingtaine de minutes)
Le week-end dernier, nous avons profité de tarifs promotionnels pour nous rendre en Finlande. Nous avons pris l’hydroglisseur de la compagnie Linda Linnid qui nous a emmené en une heure et demie de Tallinn à Helsinki. Une fois dans la capitale finlandaise, nous avons été faire un tour dans son marché intérieur puis extérieur. Cela faisait du bien de retrouver certains produits français que nous n’avions pas vu depuis longtemps, un peu moins de bien de retrouver les prix élévés en euros ! Nous nous sommes amusés à reconnaître les noms des produits, le finnois étant assez proche de l’estonien. Dehors, une tente affichait 18° à l’intérieur, et avec les températures fraiches malgré le soleil bien présent, une foule de gens faisait la queue pour rentrer se réchauffer dedans.
Nous avons fait un tour à pied dans la ville, très agréable avec ce beau temps, et pu admirer la cathédrale, les différentes églises et quelques autres batiments emblématiques d’Helsinki. Après avoir déposé nos affaires à l’hôtel, nous sommes allés faire un tour à la forteresse de Suomenlinna sur une petite île au large d’Helsinki. Un festival avait lieu ce jour-là et nous avons pu apprécier le concert que donnait une chorale en plus de nos balades à travers les fortifications. Le soir, nous avons été manger dans un petit restaurant tenu par un couple vraiment sympathique, et pu goûter aux délices du buffet proposé : saumon, harengs, viande de renne,…
Le lendemain matin, nous sommes passés à l’église Temppeliaukion, un édifice creusé dans la roche, vraiment impressionnant à voir. Puis, nous avons décidé de prendre un bus pour la petite ville balnéaire de Porvoo, située a environ une heure d’Helsinki. Nous avons passé de bons moments là-bas, et découvert les charmes de la Finlande. La vieille ville était particulièrement jolie, et servait justement ce jour-là de décor pour un film.
Nous sommes rentrés en fin de journée sur Tallinn, après nous être baladés encore un peu dans Helsinki, sur un bateau beaucoup plus gros qu’à l’aller, mais toujours aussi rapide. Nous avons vraiment beaucoup apprécié ce week-end et cela nous a surtout donné envie de retourner en Finlande. Les finlandais sont vraiment très accueillants, dès que nous avions besoin d’un renseignement, ils nous ont toujours merveilleusement bien renseigné, prenant même sur leur temps pour nous aider à faire marcher une machine ou à trouver la gare de bus !
Avec tout ca, nous avons oublié de vous parler d’un petit concert que nous avons donné dimanche dernier avec nos amis de Jõelähtme et de Kuusalu dans un hopital de Tallinn. En fait il s’agissait davantage d’une sorte de maison de retraite médicalisée.
Nous avions répété pendant la semaine précédent le concert et un peu dans la voiture avant d’y arriver.
Nous avons offert environ 3/4 d’heure de musique à notre public : Jonathan a joué de la flute irlandaise, et a accompagné quelques morceaux. Et nous avons chanté tous les deux, le morceau que nous avions déjà chanté lors du mariage, mais aussi d’autres chants en estonien cette fois-ci. Silja, Madleen, Kaiman et la famille du pasteur de Kuusalu (un vrai orchestre à eux tous seuls), avec leurs violons et leurs flutes étaient là pour nous accompagner. Le public avait l’air content, une dame nous a meme remercié en francais !
En tous cas, cela faisait chaud au coeur de donner un peu de notre temps, pour rendre celui de ces personnes un peu moins monotone et de les sortir ne serait-ce qu’une petite heure du cadre médical.
Ca y est, ce soir c’était le grand soir, l’émission qui a été tournée cet été sur la réserve de Rebala et notre expérience en tant que volontaires a été diffusée en début de soirée sur Estonian TV, la chaine nationale estonienne. Il s’agit d’Osoon, une émission qui traite de sujets environnementaux. Le monsieur que l’on voit à la fin, est le présentateur emblématique de l’émission. On ne comprend pas vraiment ce qu’il raconte, souvent des phrases philosophiques qui n’ont rien à voir avec le thème présenté. Cette fois-ci, il était avec un chat (en laisse) au beau milieu de la forêt, et à la fin il dit qu’en français, ça se disait chaaaaaaaaaaat !
Si nous avions bien rigolé pendant le tournage (en août pendant que mes parents étaient là), nous étions pliés de rire en voyant les images à la télévision. Le montage est au final pas mal du tout, reprenant les grandes idées de ce que l’on a voulu faire passer sur la réserve et le volontariat, le tout résumé en dix petites minutes. D’avance désolés pour la qualité de l’image, mais nous ne captons pas très bien la chaine sur le petit poste de notre appartement, et nos moyens étaient limités. Nous devrions recevoir un DVD de l’émission prochainement, mais en attendant la voici en exclusivité pour ceux qui n’ont pas pu nous suivre en direct.
En gros, pour ceux qui ne comprennent pas l’anglais, nous parlons de notre travail au sein de la réserve (construction de murs de pierre, réhabilitation de sites, etc…) , de la spécificité de son patrimoine (sites archéologiques, zone karstique de Kostivere, etc…) mais aussi de la richesse de l’expérience de volontaire comme une parfaite transition entre les études et le monde du travail.
La semaine dernière, nous avons travaillé au montage d’une exposition photo au dessus du musée. Il s’agit de photos prises à l’occasion d’un concours par des étudiants en architecture et qui ont pour thème général le patrimoine local de la réserve de Rebala (barrières traditionnelles, ancien moulin, chapelle de Saha, etc…).
Nous nous sommes occupés de découper des petits panneaux blancs sur lesquels nous avons minitieusement collé les photos, et nous avons accroché ces tableaux sur le faux plafond à l’aide de barres en bois (que nous avions repeintes en noir au préalable), et de fil de fer. Nous avons également découpé des petits morceaux de carton noir sur lequel nous avons inscrit en argenté le nom des clichés et que nous avons collé juste au dessus. Le résultat est plutot joli, l’éclairage et le cadre de la salle mettant encore davantage en valeur l’exposition.
Finalement en fin de semaine, nous avons aidé à l’organisation du vernissage de l’exposition, les différents étudiants étaient là et nous avons pu assister à la remise des prix.
Après nos parents, c’est au tour de mon meilleur ami Xavier et un de ses amis Rémy de nous rendre visite en Estonie ! Nous avons passé deux bonnes semaines tous ensemble, leur avons fait découvrir la réserve de Rebala, la capitale Tallinn, les soirées entre volontaires, les bienfaits du sauna, la gastronomie locale (pelmeenid, keefir, kali, frikadellid, tatar, kama, etc…) et plein d’autres choses encore.
Cela nous a aussi permis de faire de nouvelles expériences : comme se baigner aux chutes de Jägala (il était temps car la fin de l’été est déjà là…), participer au City Bike Tour dans Tallinn (particulièrement amusante la partie ou chaque participant doit aller acheter quelque chose dans le marché russe près de la gare pour 5 kroon seulement : Xavier est revenu avec un livre en cyrillique, Rémy avec un robot, moi avec un piment, mais la palme d’or revient quand meme à Jonathan avec un haut en dentelle digne d’une balerine d’opéra !).
Bons moments passés également avec Pascal, volontaire en Hongrie que nous avions rencontré pendant notre formation d’avant départ et qui de passage en Estonie nous a rendu visite.
Et finalement ce superbe road trip estonien, article à venir bientot!
Nous gardons de ces quelques jours des souvenirs plein la tete, beaucoup de moments de franche rigolade, encore mille merci à Xavier d’etre venu et à Rémy de l’avoir accompagné !
La semaine dernière, mes parents sont venus nous rendre visite !
En tant que fidèles lecteurs de ce blog, ils voulaient voir en vrai à quoi ressemblait notre vie à Jõelähtme, et en tant que parents, ils venaient voir leur fils apres 5 mois d’absence.
En un instant, c’était comme si nous etions de retour tous ensemble en France, mais le mieux était de pouvoir leur faire découvrir Tallinn, et des endroits merveilleux d’Estonie grace à la voiture qu’ils avaient louée. De très belles balades, malgré un temps indécis, mais surtout des moment inoubliables en famille.
Meme si je suis très content d’avoir pu voir mes parents, je leur serais éternellement reconnaissant pour le fromage francais, acheté au marché le matin du départ, et dont le transport n’a fait qu’augmenter la divine odeur de fromage puant qui émane desormais de notre refrigerateur. Ce qui nous manquait le plus comme aliment en Estonie fait désormais partie de chaque repas ! le reve. Nous avons aussi pu faire découvrir ces sensations nouvelles à notre amie Mari (une estonienne du chantier d’archéologie) qui ne peut plus manger d’autre chose que du fromage francais maintenant !
A mes parents, “merci d’etre venus”.
PS : petit clin d’oeil le titre de la chanson est “Ode to my family”
Le week-end dernier, avait lieu dans notre réserve un pélerinage entre l’église de Jõelähtme et la chapelle de Saha organisé par la paroisse et son pasteur Margus.
Nous avons participé à la marche, un peu plus de 10 kilomètres. Première étape la traversée de l’autoroute : particulièrement drole de voir traverser tous les participants les uns après les autres derrière la grosse croix en bois fabriquée pour l’occasion. La circulation a meme été stoppée pour l’occasion par la police.
L’ambiance était comme d’habitude très sympathique, cela faisait du bien de retrouver nos amis du village que nous n’avions pas vu depuis longtemps et de pouvoir prendre le temps de discuter avec eux. La marche était entrecoupée de chants, de danses et de commentaires dans plusieurs endroits qui ont marqué la vie sacrée locale.
Nous avons bien rigolé quand le porteur de croix a recu un appel sur son téléphone portable, on imaginait la conversation ” ben là en fait je peux pas trop te répondre je suis en train de porter une croix jusqu’à une chapelle”…
Une fois arrivés à la chapelle, nous avons participé à une petite cérémonie religieuse pendant laquelle Jonathan a joué de la flute irlandaise, quasiment tout en improvisation. Le cadre était intime, et tout le monde avait l’air content d’etre réunis ensemble. Meme les personnes agées qui n’avait pas pu faire le chemin à pied, étaient présents, venus en voiture.
Nous sommes finalement rentrés en bus (notre ancien bus scolaire qui nous ramenait après nos cours d’estonien, une bonne occasion de revoir avec plaisir notre chauffeur) à l’église de Jõelähtme où nous avons partagé une bonne soupe, un coulis de myrtilles, et plein d’autres bonnes choses encore.
Quelques jours plus tard, nous voici sur le départ pour St Petersburg. Lucie et Ludovic étant repartis sur Stockholm, seuls mes parents nous accompagnaient. Et oui, le SVE est également un bon moyen de voyager, et si près de la Russie nous n’avons pu résister à aller jeter un coup d’oeil de l’autre coté de la frontière. C’était également l’occasion pour nous en allant là-bas, de mieux saisir quelques aspects de l’occupation russe en Estonie, les différences et les similitudes de l’Estonie avec la Russie, ce que les estoniens ont gardé de cette période et ce qu’ils ont totalement voulu effacer de ce passé.
Nous avons pris le bus Eurolines de Tallinn à St Petersburg, traversant toute la partie nord est de l’Estonie, le parc de Lahemaa, Rakvere et son chateau, les mines de Kohtla Jarve et enfin Narva ville frontière.
Le passage à la douane n’a pas pris autant de temps que l’on imaginait, 3/4 d’heure seulement, passage devant plusieurs douaniers pas forcément très causants, remplissage de la fiche de séjour en cyrillique qui doit etre tamponnée à l’aller et au retour, mais bon au final on est passé.
Une fois passée la frontière, le dépaysement est déjà là un autre alphabet (meme si nous avions fait du russe pendant le BTS, pas évident le déchiffrage!), une autre langue, une autre culture.
Après huit heures de transport, quelques frayeurs avec les dépassements du chauffeur sur des routes en mauvais état, nous arrivons finalement à St Petersburg. Premières impressions de gigantisme, on se sent tout petit. Et les escalators interminables pour descendre jusque très profond sous terre jusqu’au métro renforcent encore davantage ce sentiment.
Premiers pas dans les rues, la perspective Nevski. Le traffic est dense, et les chauffeurs ont l’air sans pitié pour les touristes. Premiers émerveillement pour ces grands batiments et les églises qui brillent d’or et de couleurs. Mes parents se rendent à leur hotel puis nous accompagnent jusqu’à notre auberge de jeunesse. Igor le patron nous conduit finalement à un autre endroit ou nous passerons la nuit, au passage il en profite pour nous faire une visite guidée de la ville rapide, tout en se filant un chemin entre les autres voitures.
Au programme du séjour : le triangle d’or, l’église St Sauveur sur le Sang Versé, l’impressionnant musée de l’Ermitage, la perspective Nevski et ses pickpockets, le marché et la délicieuse cuisine russe (bortsch, boeuf stronganoff, blini, etc…), une balade en bateau sur la Neva et les canaux au coucher du soleil, beaucoup de franche rigolade devant notre niveau très médiocre en russe, et tant d’autres choses encore.
Nous avons trouvé les russes de St Pétersburg très sympathiques, accueillants et toujours prets a rendre service, beaucoup plus qu’en Estonie où ils constituent une minorité de la population pas vraiment intégrée.
Beaucoup de clins d’oeil au film les poupées russes avec les nombreux mariages (complétement fous au passage avec limousine, pause photos à n’en plus finir, etc), l’artère Rossi parfaitement équilibrée (longue de 220 m, large de 22 m elle est bordée d’immeubles dont la hauteur égale sa largeur)…
Bref, pas de place pour tout raconter ici, l’article est déjà bien long, mais on gardera de ce séjour des souvenirs plein la tete et de très bons moments partagés avec mes parents.
Comme vous l’avez surement remarqué, les nouveaux articles se faisant plus rares en ce moment, nous avons été et nous sommes toujours bien occupés. Un seul exemple, cela fait depuis la fin du mois de juillet que nous n’avons pas dormi une seule nuit à la maison.
Mais, toute cette agitation était plus que bénéfique, en effet, mes parents, ma soeur et son copain Ludovic sont venus nous rendre visite et passer une dizaine de jours en Estonie avec nous. Nous leur avons montré nos coins préférés à Tallinn, les restos qu’on apprécie, la gastronomie estonienne (pelmeenid, keefir, kali, bière, pain frotté à l’ail, etc), les boutiques d’artisanat (j’en connais qui sont rentrés les bras chargés de souvenirs en feutrine ou en lin) le marché du centre et ses saveurs, le musée en plein air, les saunas, le bus 242 que l’on remplissait à moitié tous ensemble, notre réserve (Margit, Margus, Mari nos amis estoniens), et bien d’autres choses encore… Tout ce qui fait qu’on aime l’Estonie.
Nous avons également fait une excursion à Tartu en compagnie d’Alar, un ami estonien de Ludovic qu’il a rencontré pendant son séjour Erasmus.
Il a fait un temps superbe pendant tout le séjour, cela faisait du bien de se retrouver en famille, de parler un peu francais, de gouter et de faire gouter aux plaisirs du fromage et de la charcuterie francaise (qui ne nous ont jamais paru aussi bonnes) et de voir à travers leurs yeux l’Estonie telle qu’on l’avait découverte les premiers jours.
Bon bien sur, pas le temps de tout voir en si peu de temps, mais tant mieux, cela donne envie de revenir !
Un grand merci à toute ma famille pour ces moments de bonheur partagés tous ensemble…
Jeudi dernier, la chaine nationale Estonian TV est venue pour réaliser un reportage à la fois sur la réserve de Rebala où nous travaillons mais également sur notre expérience en tant que volontaires européens. Nous avons donc été filmés toute la journée, construisant le mur de pierres, jetant des pierres pour remettre en état les tombes de Lastekangrud. Bon tout cela était un peu truqué pour l’émission, pas dans le sens où nous ne faisions pas ca d’habitude, car c’est bien notre vie de tous les jours, mais nous avons par exemple fait semblant de réparer un panneau touristique alors que nous n’avions pas de vis ou fait du vélo alors que nous nous servions ce jour-là du camion de la TV pour nous déplacer.
Nous nous sommes rendus à différents endroits de la réserve (parfois certains que nous n’avions vu qu’une fois ou meme pas du tout) et nous devions donner les informations générales sur le lieu, ce qui en faisait sa spécificité. Mais rassurez-vous pas en estonien, en anglais! Et nous avons échangé nos impressions, sur l’Estonie, ses différences et ses similarités avec la France, et fait la promotion du SVE.
Le reportage (il s’agit de l’émission Osoon qui traite de sujets environnementaux) sera probablement diffusé cet automne, on vous mettra la vidéo en ligne pour que vous puissiez le regarder à ce moment-là. En attendant, voici quand meme une photo du tournage.
Juste après le festival, nous avions rendez-vous à la gare de Viljandi pour nous rendre à notre formation de milieu de volontariat à une vingtaine de kilomètres au sud, à Kopra Talu. Nous étions 6 volontaires : Lee une portuguaise, Simon un allemand, Louice une suédoise, et Thomas, Jonathan et moi de France. Deux formateurs estoniens nous encadraient : Piret, qui était déjà là pour notre formation d’arrivée et Margus, un gars très sympathique, sportif dans l’ame. Deux personnes de l’agence nationale estonienne que nous avions déjà rencontrées étaient également là.
La formation avait lieu dans un village vacances, au milieu de la nature. Vous pouvez voir sur la photo l’intérieur de la principale pièce à vivre. Les activités étaient bien choisies, les discussions un peu trop philosophiques à notre gout mais c’était quand meme important de faire le point à mi parcours de notre expérience et de partager nos impressions sur l’Estonie.
L’ambiance au sein du groupe était excellente, et nous avons pu faire davantage connaissance avec ces nouveaux volontaires que nous connaissions assez peu finalement.
Nous avons pu profiter de la bonne nourriture du coin, fait un barbecue avec des saucisses surprenantes (moitié viande de sanglier, autre moitié de chèvre) mais délicieuses. Tester aussi une nouvelle fois le sauna, suivi d’une baignade raffraichissante dans le ruisseau marécageux des environs.
Bref nous ne nous sommes pas ennuyés, on a meme fait une excursion dans le parc national de Soomaa tous ensemble, ce qui fera l’objet d’un autre article.
Une fois n’est pas coutume, pour fêter la moitié de notre aventure SVE, voici un petit bêtisier de notre vie, ici en Estonie…
Rien de bien sérieux, mais juste pour vous montrer qu’on prend aussi le temps de rigoler. Entre autres, vous pourrez voir dans cette vidéo : un départ précipité pour la messe qui a provoqué une chute spectaculaire de Jo qui essayait de me filmer tout en pédalant, le fameux lancer de pierres façon homme préhistorique, une fausse vente aux enchères pour tester le son des enceintes, une course entre les tombes, un vélo à la vitesse de l’éclair, et enfin un ptit clin d’oeil à Kamini.
Rappelez-vous notre weekend à Kihnu… Ce reportage a été réalisé durant ces quelques jours passés sur l’île grâce à l’association Maailmakodanik une association estonienne qui rassemblent à la fois d’anciens volontaires estoniens de retour dans leur pays après avoir fait un SVE à l’étranger, et des volontaires étrangers actuellement en Estonie comme nous par exemple. Elle organise régulièrement des rencontres, et nous fait découvrir des endroits d’Estonie que l’on n’aurait pas forcément déniché nous même, tout ca toujours dans une ambiance sympathique.
Voici donc quelques interviews de volontaires rassemblées dans ce petit reportage. Nous avons malheureusement dû l’écourter un peu pour pouvoir le mettre en ligne. Mais nous espérons bien utiliser la version intégrale pour pouvoir parler du SVE à notre retour, dans des lycées et auprès des jeunes français en général.
Voici quelques images de notre 14 juillet organisé par l’ambassade de France en Estonie, dans les jardins du Kadriorg à Tallinn. Nous avons passé une très bonne soirée. Au programme : champagne, petit discours de l’ambassadeur, buffet (salades, rillettes, pâté en croûte, saucisson), musique à la française (Piaf, Joe Dassin, Yves Montand entre autres), fromages (quatre plateaux qui ont été dévorés en moins d’un quart d’heure, ah ces français !), desserts (là aussi c’est parti vite !)…
Nous étions à table en compagnie… d’estoniens! Ben oui, tout le monde qui était lié de près ou de loin à la France était là, environ 150 personnes. Que du beau monde, plus que bien habillés (on avait fait un effort pour dénicher quelque chose de mettable parmi nos habits de volontaires pas évident !), qui pour certains connaissaient notre blog. Et oui si le monde est petit, en Estonie c’est encore plus vrai qu’ailleurs !
En fin de soirée, nous avons discuté avec l’ambassadeur, très gentil, accessible, pas du tout pompeux. Nous nous sentions vraiment à l’aise avec lui. Nous avons même réussi à lui donner envie de venir visiter notre réserve de Rebala !
Merci la France, et particulièrement à Rémi et Laëtitia pour nous avoir conseillé de nous inscrire à l’ambassade !
Vendredi 6 juillet, nous avons décidé de profiter du cadeau que Liis nous avait offert pour nous remercier d’avoir ramasser des déchets aux chutes de Jägala : une sortie en kayak de mer au coucher du soleil. Pour cela, il fallait se rendre à Valkla un petit village sur la côte au nord de notre réserve. Un bus le matin, un bus le soir, heureusement un des deux correspondait à nos horaires. Arrivés dans le village, nous nous sommes aperçus que nous avions encore plusieurs kilomètres à faire à pied pour rejoindre la plage. En chemin, nous nous sommes arrêtés ramasser des fraises des bois et des myrtilles qui jonchent le sol des forêts actuellement.
Nous sommes finalement tombés sur un village vacances, et sa belle plage de sable fin, où les kite surfeurs s’en donnaient à coeur joie, vu le vent qui soufflait sur la mer. Il faut dire que le temps était orageux et brumeux. Même si nous étions habillés chaudement, nous n’étions pas tentés par une trempette dans la baltique ce jour-là.
Nous étions une petite dizaine à participer à la sortie encadrée par l’organisation Reimann Retked, à part nous tout le monde était estonien. Mais on nous a traduit gentillement les règles de sécurité en anglais.
Puis, c’est parti ! Le départ a été assez physique, il fallait lutter contre de grosses vagues pour avancer. Mais nous sommes malgré tout arrivés sain et saufs sur la jolie île de Pedessare. Là, les organisateurs nous ont fait une petite visite de l’île, qu’André un des participants nous traduisait en anglais, vraiment sympa.
Nous sommes ensuite repartis lutter contre les éléments, les vagues étaient encore plus grosses. Puis, petit à petit, le ciel s’est éclairci, laissant apparaître un magnifique coucher du soleil.
Nous avons terminé notre tour de l’île en kayak, puis nous avons fait encore une petite pause balade, et nous avons partagé un bon pique nique (pas de sandwichs mais des petites pâtisseries sucrées et salées, le traditionnel pique nique estonien) et du thé chaud. Les organisateurs avaient décidémment bien fait les choses. Nous avons profité de ces bons moments pour discuter avec André qui nous a proposé de nous ramener en voiture après le kayak : adorable, surtout qu’on avait pas encore trouvé de solution pour rentrer chez nous.
Puis nous avons regagné la terre ferme, fatigués mais enchantés d’avoir découvert l’Estonie by night. C’était comme si on avait vécu deux journées différentes en une : la journée au boulot et la soirée en kayak. C’est le meilleur des avantages de la tombée de la nuit tardive. Par exemple, cette fois-là on est rentrés vers minuit, et la nuit n’était pas encore complétement noire.
Dans la voiture, au retour, et comme pour clore en beauté cette journée, André nous a dit qu’il nous emménerait peut être le weekend découvrir avec lui un coin d’Estonie qu’il aime beaucoup. On est ravis !
Cela fait un bon moment que nous avions terminé notre powerpoint de présentation de la réserve, que nous allons envoyer aux tours opérateurs estoniens et étrangers pour leur faire connaître Rebala.
Mais nous n’avions pas encore pris le temps de vous le montrer. Voici donc le résultat de notre travail : nous sommes assez contents du résultat final.
Cela vous permettra encore mieux de découvrir la réserve dans laquelle nous effectuons notre volontariat.
La mauvaise nouvelle nous a été tristement annoncée par Leelo par un sms, “not cow, not milk”. On en a déduit que la seule vache de Jõelähtme s’était éteinte. Leelo en était malade, nous irons prochainement lui faire un petit coucou pour lui remonter le moral.
Nous n’aurons donc malheureusement plus de bon lait. Leelo était très inquiète, elle pensait que nous ne viendrions plus la voir après cela. Mais nous l’avons rassurée, le lait n’était qu’une bonne excuse pour passer de bons moments avec elle, à discuter, moitié en anglais, moitié en estonien !
Margit nous a expliqué dernièrement une de nos missions pour l’été. Nous avons à remettre en état le site de Lastekangrud, qui depuis les dernières fouilles archéologiques n’avait pas encore été réaménagé convenablement. En effet, certaines tombes étaient en grande partie en chantier et n’avaient pas été terminées par les archéologues. Pour les visiteurs, voir un cercle de pierres, avec des tas de cailloux tout autour, ce n’est pas très attrayant.
Cette tâche est assez physique, mais nous avons la chance de choisir de faire ce travail quand bon nous semble, notamment quand il fait beau temps. On espère un jour finir mais ce qu’il faudrait c’est plus de monde, plus de temps, et moins de pierres !
La vidéo cette fois-ci est un petit reportage pour vous montrer ce chantier entre le sérieux de la rénovation du patrimoine et la convivialité de notre équipe de choc.